lundi 18 avril 2016

Mission Microscope / Interview de Pierre Touboul, principal investigateur du projet


Mission Microscope

Rencontre avec Pierre Touboul
Principal Investigateur du projet


Vendredi 15 avril 2016 s'est tenue au siège du CNES à Paris une conférence de presse sur la présentation de la mission Microscope.
Les principaux responsables du projet étaient présents.

Voir le sujet complet sur la Mission Miscroscope (cliquez sur le lien en jaune).

Pierre Touboul est le directeur scientifique de la branche physique de l'ONERA et il est le Principal Investigateur de la mission Microscope.

Quel est exactement votre travail et pourquoi l’avez-vous choisi ?
Aujourd'hui, je suis Directeur scientifique de la branche physique de l'ONERA.
Mon travail consiste plus à motiver, orienter, évaluer, faire rayonner la recherche qui est faite par d'autres dans la branche mais j'ai fait toute ma carrière à l'ONERA qui est un bon compromis entre la recherche qui peut paraitre plus fondamentale et des projets de développement qui peuvent paraitre plus industriels.

Pourquoi avoir choisi de travailler dans le domaine spatial ?
Je suis un enfant des premiers pas de l'homme sur la lune que j'ai vu à la télé la nuit avec mon grand-père. Adolescent, j'ai donc rêvé de spatial et j'étais passionné par la recherche : je suis plus  attiré par le savoir que par le pouvoir.

Quel est votre rôle dans la Mission Microscope et depuis combien de temps travaillez-vous sur ce projet ?
Je suis PI (investigateur principal) de la mission.
Je dois garantir  que tous les choix effectués lors du développement de l’instrument, du satellite, du segment sol de le mission sont conformes à ses objectifs scientifiques : test du PE à 1 E-15.
Je dois aussi garantir que la communauté scientifique nationale et internationale  exploitera avec perspicacité et efficacité les données de la mission.

Pourquoi avoir choisi de travailler sur un tel projet ?
Bel ambition que de savoir si derrière le rideau de la Relativité Générale, il y a autre chose !
Par ailleurs, c'est un sacré challenge de métrologie !

Quel a été pour vous le plus gros challenge dans ce projet ?
D'un point de vue humain, garder la motivation durant plus de quine ans de toute une équipe (dont les membres ont été le plus souvent renouvelés).
D'un point de vue technique, c'est l'intégration en salle blanche de l’instrument avec sa complexité, ses exigences de géométrie à quelques micromètres, d'alignement à quelques millièmes de degré, de propreté pour éviter tout contact mécanique avec les deux masses, de fonctionnement mécanique et électrique...

A titre personnel, aimeriez-vous aller dans l’espace et pourquoi ?
Non, car aujourd'hui les découvertes se font en automatique par des robots.


(Sylvie Leon-Hirtz, Yves André, Pierre Touboul, Thibault Damour, Gilles Metris et Gilles Davidowicz)

Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
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