(en cours de publication)
dimanche 12 avril 2026
10 avril 2026 - Retour sur Terre de la mission Artemis II
(en cours de publication)
10 avril 2026
Splashdown d'Artemis II
C'est donc ce vendredi 10 avril 2026 à 20h07 (11 avril à 02h07 à Paris) que la capsule Integrity et ses 4 membres d'équipage ont amerrit dans le Pacifique au large de cSan Diego.
Après 9 jours 01 heures 32 minutes dans l'espace, après avoir volé au-delà de la Lune, la mission Artemis II est terminée !
L'USS John P. Murtha, un navire de transport amphibie de l'US Navy, accompagné d'autres navires de la flotte de récupération, attendait exactement à l'endroit convenu. C'est aussi l'USS John P. Murtha qui a récupéré la capsule Integrity.
Les équipes de plongeurs ont sécurisé la capsule, notamment avec un collier de flottaison, avant d'ouvrir la trappe, ce qui a permis à l'équipage de sortir pour monter sur une sorte de grand ''Zodiac'' et d'être hélitreuillé à bord de 2 hélicoptères, des MH-60S Seahawk du HSC-23 de San Diego détachés spécialement sur l'USS John P. Murta. 4 hélicoptères étaient détachés spécialement sur le navire pour cette récupération, dont 2 pour l'hélitreuillage (un avec Reid Wiseman et Jeremy Hansen, l'autre avec Victor Glover et Christina Koch).
Ils sont accueillis par Jared Isaacman, l'Administrateur de la NASA.
Une fois à bord, et après une visite médicale, ils ont regagné le port de San Diego puis ils sont partis samedi après-midi (11 avril) pour Houston. Une cérémonie a eu lieu sur la Ellington Field Reserve Base où ils ont atterrit (c'est un peu l'aéroport de la NASA à Houston).
Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
Captures d'écran / NASA ? US Navy
vendredi 10 avril 2026
Rencontre avec Virginie Blanc, autrice et illustratrice de ''Le voyage d'Astro'' - 2025
(en cours de publication)
Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
Un ENORME merci à Virginie pour sa gentillesse
jeudi 2 avril 2026
1er avril 2026 - Décollage de la mission Artemis II vers la Lune - We are FGoing !
DECOLLAGE DE LA MISSION ARTEMIS II
1er avril 2026
C'est donc ce mercredi 1er avril 2026 à 18h35 heure local (soit 00h35 Paris) que l'équipage d'Artemis II, à bord de la capsule Orion baptisée Integrity au sommet du SLS, a décollé pour un voyage autour de la Lune. C'est la première mission habitée vers la Lune depuis la fin du programme Apollo en décembre 1972 avec Apollo 17 qui a vu les derniers hommes marcher sur la Lune (pour l'instant).
L'équipage est composé de :
- Reid Wiseman, 50 ans, Commandant, 2ème vol
- Victor Glover, 49 ans, Pilote, 2ème vol
- Christina Koch, 47 ans, 2ème vol
- Jeremy Hansen, 50 ans, 1er vol, Canada
La fenêtre de tir s'est ouverte à 18h24 locale et était de 2 heures. Beaucoup de médias ont compris que le décollage devait avoir lieu à 18h24 (00h24 à Paris) et en ont conclu qu'il y avait du retard ! Ce qui n'était bien sûr pas le cas - l'équipage avait entre 18h24 et 20h24 pour décoller ce jour-là.
Une fenêtre permet de gérer justement, si possible dans le délai imparti, les problèmes, quels qu'ils soient, qui pourraient se présenter...
Après l'habillement, la traditionnelle partie de cartes avec le Directeur des Astronautes Scott Tingle, l'équipage a quitté le quartier des équipages pour se rendre sur le Pad 39-B où les attendait le SLS et leur capsule Orion.
L'équipage est arrivé très détendu au pied du SLS pour s'installer à bord de la capsule Integrity.
La fenêtre de 2 heures est là pour permettre de gérer les incidents. Et ça a été le cas : à T-10 min, le compte à rebours a été interrompu pour vérifier un des deux capteurs de chaleur de la tour de sauvetage afin de déterminer si c'était juste le capteur qui faisait des siennes ou si c'était un problème dû à la batterie de celui-ci. Après un examen approfondi, tout était opérationnel, et comme nous étions dans la période impartie de la fenêtre, cela n'a eu aucun impact ! Le lancement s'est déroulé normalement.
Le compte à rebours est reparti, et le décollage a eu lieu à 18 h 35 min 12 sec local (soit 00h35 chez nous).
Le décollage s'est déroulé normalement et tout a été parfait semble t-il. Artemis II est parti pour la Lune !
La mission doit durer 10 jours - avec la séquence TLI (Trans Lunar Injection) prévue pour le 2 avril au soir, pour une trajectoire libre et non motorisée afin d'effectuer le tour de la Lune et de revenir.
Le programme prévu (en heure locale) :
- Normalement, c'est dimanche 5 avril que le vaisseau Integrity sera sous l'attraction lunaire c'est à dire que l'attraction de la Lune sera plus forte que celle de la Terre.
- Lundi 6 avril : survol de la Lune jusqu'à 10 000 km de sa surface (ils seront le plus éloigné lors de leur survol de la face cachée) - une interruption des communications d'une quarantaine de minutes est prévue au moment de survoler la face cachée.
A ce moment du vol, ils deviendront les humains les plus loin de la Terre depuis les débuts de l'homme dans l'espace en 1961.
- Mardi 7 au jeudi 9 avril, c'est le voyage retour en trajectoire libre. Le moteur ne s'allumera que 3 fois brièvement pour affiner la trajectoire d'amerrissage prévu dans le Pacifique.
- vendredi 10 avril : séparation de la capsule Orion et du module de service qui ira brûler dans l'atmosphère, avant l'amerrissage au large de San Diego où l(équipage sera récupéré par un des navires spécialement dépêché sur place.
Sur mes RS, j'ai fait un ''petit live'' à partir de H-9 / je ne peux pas faire de live vidéo-audio) (exceptionnellement, j'en aurais fait un) mais tout d'abord mon expérience technique est limitée, et surtout avec mes séquelles de l'AVC, c'est compliqué de m'exprimer oralement (je refuse la plupart des sollicitations que je reçois pour des visios et autres justement à cause de cela), et avec une hémiplégie totale du corps, de l'oreille au pied, c'est un défi technique et logistique difficilement gérable. C'est comme ça, on n'y changera rien...
Quoiqu'il en soit, ça a été une vraie joie de pouvoir suivre (et partager) ce lancement historique !
Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
Space Quotes - Souvenirs d'espace
NASA
lundi 30 mars 2026
Rencontre avec Flore Avram, illustratrice de ''Petites histoires et grands déboires de l'exploration de la Lune'' - 2026
PETITES HISTOIRES
et GRANDS DEBOIRES
de l'EXPLORATION
de la LUNE
Rencontre avec l'illustratrice Flore Avram
A l'occasion de la sortie de Petites histoires et grands déboires de l'exploration de la Lune de Nicolas Beck et illustré par Flore Avram, je vous invite à rencontrer l'auteur qui a gentiment accepté de se prêter au jeu de l'interview.
L'auteur Nicolas Beck nous a répondu aussi, c'est ici :
Qui êtes-vous Flore
et quel a été votre parcours, artistique notamment ? Pourquoi avoir décidé d’en
faire votre métier ?
Je suis illustratrice scientifique et je
travaille sur la vulgarisation de sujets scientifiques auprès d'Instituts
scientifiques, de maisons d'éditions, de journaux etc...
Je fais aussi un peu de graphisme et
d'illustration plus généraliste à côté.
Mon parcours artistique est assez simple
puisque j'ai fait la totalité à l'école Estienne : Une MANAA et un BTS en
design graphique, puis un DSAA (diplôme supérieur d'art appliqué) en Design
d'illustration scientifique.
Avant ça, j'avais fait un bac S et une
prépa littéraire.
Dans l'illustration scientifique, j'aime
beaucoup le fait que le côté artistique (le design, l'illustration) a une
utilité très concrète. Je trouve ça assez intéressant de donner au grand public
des clés pour mieux comprendre des sujets scientifiques qui peuvent paraître
assez complexes mais qui, bien expliqués, sont finalement assez simples à
saisir. C'est une façon pour moi de contribuer à la démocratisation de la
Science avec un grand S ! En plus, j'apprends plein de nouvelles choses tous
les jours donc j'en profite aussi beaucoup.
Vous intéressiez-vous
à l’exploration spatiale avant de collaborer avec Nicolas ?
J'ai eu un premier projet d'astronomie
juste avant que Jeanne de la maison d'édition Delachaux et Niestlé m'appelle
pour travailler sur ce livre avec Nicolas. Ça tombait finalement très bien
parce que j'étais déjà un peu plongée dans la thématique.
Je m'intéressais déjà de loin à
l'actualité de l'exploration spatiale, je lis et regarde pas mal de
science-fiction mais je ne m'étais jamais précisément penchée sur l'exploration
lunaire. Même si bien sûr, l'idée que des êtres humains aient posé le pied sur
la Lune m'a toujours fascinée !
Quand j'ai reçu le manuscrit de Nicolas,
je l'ai trouvé génial ! J'ai appris plein de choses en faisant les
illustrations et je m'intéresse de plus près aux futures missions grâce à ce
travail.
Comment avez-vous
travaillé sur les illustrations, qui sont très réussies ?
Merci beaucoup !
J'ai d'abord proposé des tests sur
quelques chapitres pour déterminer le style graphique, avec des idées de
couleurs et on s'est mis d'accord tous ensembles sur les bases. Puis Grégory,
le graphiste a réalisé une super maquette, qui m'a donnée une idée du format
des illustrations attendues. Ensuite, j'ai lu et étudié chaque chapitre et
proposé des croquis qui une fois validés, sont mis en couleur.
Si vous aviez
quelques photos de votre travail préparatoire et des illustrations originales
pour l’article, ce serait super
Les illustrations sont réalisées à la
tablette, je n'ai donc pas de photo à partager. Mais mon logiciel de dessin
permet d'exporter un timelapse de chaque dessin réalisé, je peux vous en mettre
un comme exemple, avec son lot d'erreurs et de réflexion sur la composition !
dimanche 29 mars 2026
Rencontre avec Nicolas Beck, auteur de ''Petites histoires et grands déboires de l'exploration de la Lune'' - 2026
PETITES HISTOIRES
et GRANDS DEBOIRES
de l'EXPLORATION
de la LUNE
Rencontre avec l'auteur Nicolas Beck
A l'occasion de la sortie de Petites histoires et grands déboires de l'exploration de la Lune de Nicolas Beck (et illustrations de Flore Avram), je vous invite à rencontrer l'auteur qui a gentiment accepté de se prêter au jeu de l'interview.
L'illustratrice Flore Avram nous a répondu aussi, c'est ici :
Peux-tu te présenter
en quelques mots ? Dire qui tu es, ce que tu fais et à quand remonte ta passion
pour l’espace ?
Enfant, je suis tombé amoureux des
cailloux et j’ai très rapidement voulu m’orienter vers la géologie.
Durant mes études en Sciences de la Terre
et de l’Univers à Nancy, j’ai vite compris que l’histoire de notre planète et
celle du Système solaire formaient un tout : en regardant le ciel, on comprend
aussi d’où l’on vient, d’une certaine manière. Et c’est ce que j’aime dans la
géologie et l’astronomie, ce rapport au temps absolument vertigineux !
Le géologue parle en millions voire
milliards d’années, mais paradoxalement, certaines roches sont toutes récentes
: j’ai d’ailleurs eu la chance de collecter des basaltes encore chauds, à peine
formés, à la Réunion.
Dans le ciel se rajoutent des distances
colossales, que l’on peine à cerner. Jouer avec l’espace et le temps, c’est
vraiment ce qui me plaît dans ces sujets passionnants. Et aujourd’hui, j’ai
l’opportunité de côtoyer des scientifiques brillants, dont des planétologues.
Dans mon activité professionnelle, je
travaille à l’accompagnement des structures de recherche dans un service du
Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace.
C’est aussi pour moi l’opportunité de
garder toujours un pied dans les sciences en train de se faire, ce qui nourrit
d’une certaine façon mon travail d’écriture que j’effectue en parallèle.
Pourquoi as-tu choisi
de vulgariser – même si ceux qui ont lus ton 1er livre le savent déjà (en finir avec les idées reçues sur la
vulgarisation scientifique, 2017) ?
Vulgariser, transmettre, partager… cette
démarche me semble essentielle dans une logique de dialogue entre la recherche
et ceux qui gravitent autour, plus ou moins loin.
Dans mes activités de médiation
scientifique, j’aide les chercheurs qui veulent discuter avec le public pour
non seulement partager leur passion, mais aussi être à l’écoute. Car sans qu’on
s’en rende forcément compte, un chercheur gagne à transmettre sa recherche au
public !
A commencer par une prise de hauteur
souvent indispensable à une meilleure recherche.
Personnellement, même si je ne suis pas
chercheur, j’ai toujours adoré ce contact avec le public. Quoi de plus
stimulant que des yeux qui brillent lorsqu’on évoque un sujet enthousiasmant…
et le domaine spatial s’y prête particulièrement bien !
Même si j’écris
beaucoup, ma démarche de médiation ne s’arrête pas à la publication d’un livre
: je prolonge le geste en rencontrant le public lors d’ateliers, de
conférences, d’animations, qui donnent vie au contenu proposé. C’est l’occasion
de raconter, de débattre mais aussi d’apprendre du public qui souvent me faire
découvrir des anecdotes ou me conseille des lectures.
Toi qui est un
‘’martien’’, pourquoi avoir choisi la Lune cette fois-ci ? (les 3 précédents
ouvrages de Nicolas concernent Mars, dont le superbe Nix Olympica) – Combien de
temps as-tu travaillé sur ton dernier livre Petites histoires et grands
déboires de l’exploration de la Lune ?
Je ne dirai pas que j’ai fait le tour de
Mars, car il reste tellement à découvrir et à raconter… Disons plutôt que
j’essaie d’être en phase avec la temporalité des missions spatiales en cours.
En 2021, je venais de publier Nix Olympica
et je finissais En Avant Mars, alors que Perseverance faisait ses premiers
tours de roues.
Aujourd’hui, je sors un ouvrage sur la Lune alors qu’Artemis 2
s’apprête à décoller et que les années à venir seront très lunaires. Ce n’est
pas qu’un effet de mode, c’est aussi pour répondre à l’actualité en lien avec
la démarche de médiation que j’évoquais juste avant.
Le temps d’écriture d’un livre est
complexe à mesurer : cela s’étale sur plusieurs mois mais c’est entrecoupé de
tout un tas d’autres activités. J’aimerais tellement pouvoir écrire d’une seule
traite, et disposer de temps consacré uniquement à l’écriture…
A noter que je
finalise 3 autres livres sur la Lune : un album jeunesse (rendez-vous en août
2026 pour la sortie) mais également deux autres plus conséquents à paraître en
2027.
A suivre !
Comment as-tu
travaillé sur les illustrations avec ton illustratrice Flore Avram (bravo,
elles sont très chouettes).
C’est l’éditrice, Jeanne Cochin, qui
travaille pour Delachaux&Niestlé, qui m’a proposé de travailler avec Flore.
Elle avait déjà illustré des ouvrages édités par Jeanne, et Jeanne a tout de
suite perçu que son style pourrait correspondre à mes textes.
Nous nous sommes dans un premier temps mis
d’accord sur le ton, le grain, et les gammes de couleurs à utiliser. Flore nous
a fait plusieurs propositions et nous avons choisi un style percutant, vif, qui
ferait écho aux anecdotes racontées dans le texte.
Le travail s’est étalé sur plusieurs mois
avec de régulières discussions pour valider les dessins, à partir d’exemples
que je suggérais. Est ensuite venu le temps de la maquette, qui a été réalisée
par Grégory Bricout : l’idée était là-aussi de garder le dynamisme des textes
pour donner un ensemble vraiment percutant et cohérent avec le style d’écriture
et les contenus parfois un peu décalés. J’en profite pour les remercier tous
les trois car le livre est réellement sublimé par le travail graphique qui a été
effectué.
Maintenant qu’Artemis
est en route et que l’annonce de l’Administrateur de la NASA Jared Isaacman
concernant les nouvelles orientations de la NASA concernant le programme
lunaire vient d’être faite, comment vois-tu le futur de l’exploration de la
Lune ?
(avec un peu de chance, au moment où sera publiée l’interview, un
équipage sera peut-être retourné autour de la Lune)
Comme beaucoup de passionnés du domaine,
j’ai hâte que les vols habités vers la Lune puis sur la Lune reprennent. C’est
vraiment une aventure incroyable à suivre et nous avons la chance de pouvoir la
vivre « en direct ».
Scientifiquement, la Lune a encore
énormément à nous apprendre et j’espère que ces expéditions apporteront des
informations inédites, des découvertes qui aideront à comprendre l’histoire de
la formation de la Lune ou expliqueront la présence d’eau.
Malgré tout, je suis un peu inquiet du
modèle spatial qui s’est transformé ces 20 dernières années, dans la logique du
NewSpace. Les divers pays et les grosses entreprises qui ont mis les pieds dans
l’exploration de la Lune n’y vont pas majoritairement pour des raisons
scientifiques, on le sait bien. Quelle peut être la tournure que prend
l’exploration lunaire si une base habitée américaine, puis une chinoise, puis
d’autres encore, s’installent ? Quelles dérives pourrait-on craindre si la Lune
devient un terrain de jeu ou d’exploitation de ressources plutôt qu’un terrain
d’exploration et de science ? J’espère que l’Homme arrivera à préserver ce
patrimoine, dans une logique de transmission pour les générations futures.
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