mercredi 17 avril 2019

Rencontre avec Christine Aubouin, auteure de ''Au fait, à quoi ça sert... d'aller dans l'Espace ?


Rencontre avec Christine Aubouin, auteur de l’excellent ‘’Au fait, à quoi ça sert… d’aller dans l’espace ?’’



Et tout ça à cause d’un pin’s… c’est à cause d’un pin’s que Christine alias La Muse en parle se retrouve comme invitée sur Space Quotes – Souvenirs d’espace.

Il y a quelques jours, je publiais un nouvel objet pour ma rubrique Un Jour – Un Objet Spatial, c’était le n° 00304 du 24 mars 2019. Il s’agissait du pin’s personnel de Koichi Wakata lors de sa mission sur l’ISS, Expedition 18-19-20 (voir ICI).

En partageant l’objet sur les réseaux sociaux, dont Twitter, j’indiquais que j’allais en apporter un certain nombre que j’avais en supplément en ma possession lors d’une soirée spatiale à Paris (The Last Jeudi). Et je reçois un message de la Muse en Parle qui ‘’était trop jalouse… ‘’. Comme elle habite la région lyonnaise, elle ne pourrait pas en avoir un !

Je lui dis de m’envoyer son adresse pour que je lui en offre un. Non seulement, je reçois son adresse mais en plus Christine m’envoie son livre (deux versions de son livre). MERCI !

A peine reçu, je le feuillette puis commence à le lire d’une traite… un ouvrage formidable, un ouvrage de vulgarisation spatiale et scientifique qui atteint son objectif, à savoir intéresser les jeunes à l’espace en leur expliquant justement ‘’à quoi ça sert…’’.

Je ne vais pas parler plus longtemps de ce livre (de 52 pages) car à cause du pin’s en question, une rencontre avec Christine s’imposait. Et elle vous explique bien mieux que moi qui elle est, et pourquoi elle a écrit cet ouvrage (qui trouverait aisément sa place dans toutes les bibliothèques municipales).

Pour vous procurer l'ouvrage, contacter directement Christine sur le lien dans l'article

Merci Christine.

Qui es-tu la Muse en parle ?

Fervente militante de la lecture pour tous et toutes, je propose des moments de lecture partagée depuis 2011. Pourquoi pas avant ? Parce que je n’osais pas. C’est ballot. 
Devant l'engouement suscité, j'ai créé et animé dès 2014 l'association de promotion de la lecture : La Muse des Gones (j’habite près de Lyon, un gone est un enfant des rues à Lyon, par extension, un enfant). 
J'accompagne les enfants (et les plus grands) dans leurs choix, les encourage à échanger et leur présente également des livres en braille, et quelques signes appris en Langue des Signes Française (LSF). 

Chroniqueuse pour La Muse en parle, je suis également écrivaine, avec bientôt cinq livres à mon actif. J'aime intéresser le public à mes histoires. Des élèves du CE au CM ont d’ailleurs été intégrés dans le processus de création du dernier chapitre de mon premier livre (l’intrigue se passait au MSC, le … 20 juillet 1969). 

J'ai participé en famille à la Fête de la Science et réalisé des animations sur le thème de l'espace, j’ai même fait intervenir un signeur professionnel en LSF. 

J'ai rejoint Lire et Faire Lire et j’interviens à ce titre dans les écoles, afin de donner encore plus le goût de la lecture. 

J’ai été Correspondante locale de Presse pendant 20 ans, je fus également Responsable de Communication au sein d'une importante Association Humanitaire, pour laquelle j'ai été initiatrice à l'initiation à la Réduction des risques, mais également formée à l'accueil, à l’écoute, au soutien psychologique et à la situation d'exception. J’ai été animatrice radio, et formatrice professionnelle.  
J’ai maraudé quatre hivers de suite pour un Samu Social. 
Tu l’auras compris, j’aime l’Humain. 

Suite à un accident de vie, j’ai été dans l'obligation de quitter la Fonction Publique Territoriale après 20 ans à son service.
J'ai alors créé ma propre société pour me consacrer à ce que j'ai toujours fait et aimé faire :
l’Ecriture, l'Animation et l’Aide aux Personnes.

Sinon, tu peux cliquer sur le lien :


Pourquoi avoir décidé d’écrire ce livre et combien de temps cela t’a-t-il pris ?

J’ai toujours aimé les sciences et le contact humain. Je crois que l’un ne va pas sans l’autre. Malgré un chouette parcours, je ne me sentais pas ”légitime” (d’ailleurs, quand tu m’as dit que tu adorais mon livre …). Alors, je me donne à fond sur mes projets. 

Lorsque j’ai monté mon association, j’avais peur de ne pas être à la hauteur, ce sont des écrivains, notamment Danielle Martinigol et Roland Fuentès qui m’ont dit : ”lancez-vous, vous êtes faite pour ça”. Sans leur soutien, je n’aurais jamais osé. Le pire, c’est qu’ils ont eu raison.  
Après, quand j’ai vu que les enfants (et les plus grands) adoraient, j’ai chroniqué des livres. Je suis en situation de handicap, j’allais changer de vie mais je ne le savais pas encore. Chroniquer m’a beaucoup apporté. 
Puis, j’ai répondu à un concours d’écriture. Je n’osais pas. Et j’ai gagné. Ca m’a donné le courage qu’il me manquait pour me dire que, moi aussi, j’en étais capable. 
Je fais de très belles rencontres, même si le milieu n’est pas toujours tendre, il y a fort heureusement de belles personnes. 

L’Espace est mon 2e livre. Fin 2016, j’ai poké la Fête de la Science pour y participer, mon premier livre parlant d’histoire et de sciences.  Je leur ai donc adressé mon projet sur le thème des idées reçues. J’étais morte de trouille. Je me disais : ils ne vont pas l’accepter. Et ils l’ont accepté, et l’ont trouvé ”hyper original”. 

Le livre en lui-même m’a pris plus d’une année d’écriture, de relecture, de doutes, de joies … Sans compter tout ce qui trottait déjà dans ma tête depuis si longtemps … Et puis, j’avais déjà travaillé en animations sur le MSC en 2016, sans compter le thème de l’école de Mini-Muse, l’espace, où elle a étudié le Petit Prince. Nous avions d’ailleurs regardé Thomas Pesquet en famille. Je me souviens, nous étions tous les trois, dans sa chambre, regardant son départ pour l’ISS. C’était génial ! 

En l’écrivant (et pas avant, il faut le faire, quand même), je me suis rendu compte de la faible place des femmes (et notamment qu’aucune n’avait marché sur la Lune!). J’ai donc souhaité leur rendre hommage, et militer à ma façon pour l’égalité. J’en parlais déjà discrètement dans mon premier livre, lorsque mes deux héros se retrouvent dans les années 70 … 

Sinon, tu sais que mon anniversaire tombe le même jour que ma fête (si, si) : ça, on me l’a toujours dit. Mais ce que j’ai découvert en préparant le livre, c’est qu’il tombait également le même jour que le retour de Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins sur Terre. Ca le fait, non ? 

Quand j’étais petite, je n’étais pas très poupées. Plutôt peluches (pour les animaux). Comme j’avais un grand frère, j’ai pu avoir des distractions qu’on appelait avant ”de garçon”. J’adorais Claude dans le Club des 5, elle était débrouillarde, avait un chien et n’était jamais en jupe. Je réalisais également des maquettes d’avions (notamment des Spitfire et des Corsaire), je regardais les têtes Brûlées et Greg Pappy Boyington, Cosmos 1999 (j’appréciais qu’il y ait des femmes dans cette série), la 4e dimension, Au coeur du temps, M.A.S.H., … Je suis même allée voir le 1er Star Wars à 10 ans ! (j’ai adoré). A présent, je regarde Timeless, « Mars » de Ron Howard, de la Terre à la Lune …

Je suis une grande fan des voyages dans le temps et les paradoxes temporels, j’en parle d’ailleurs dans trois de mes livres.

J’ai souhaité adapter mon livre pour une lecture plus facile, il y aura une version ludique pour les plus petits … et je l’espère, une version en braille (scoop : tu es le 1er à qui je le dis). 

Il est ré-édité, avec des bonus. J’ai fait appel à l’Artiste Stayly Dompierre pour les (magnifiques) illustrations. Elle a vraiment su réaliser des merveilles. 
Et les p’tits dessins sont de mon mari. Nous avons travaillé espace, mangé espace, lu espace, dormi espace en famille. Et il m’a fait rapide des p’tits dessins pour illustrer ses notes. Je les ai trouvés tellement craquants que je les ai rajoutés.
Perso, j’ai ingurgité des tonnes et des tonnes de documentation, lectures, vidéos, … 

D’ailleurs, j’ai eu la SaturnV en Légo pour mon anniversaire de mariage, et c’est Mini qui l’a montée. 

J’ai changé de métier. Et je suis bien à présent. Je suis écrivain public, écrivaine, animatrice … j’aime ce que je fais. Et quand je suis en animation …ce que j’adore, ce sont les yeux des enfants qui brillent. 

Nous avons fait la fête de la science en famille. Moi, j’expliquais les planètes, le système solaire … tout ce qu’il y a dans le livre, en fait. Mini-Muse réalisait des Slimes de l’Espace et mon mari expliquait aux passionnés la fusée SaturnV, le LEM …
Tout a été offert par nos soins, y compris les fournitures pour le Slime, car nous n’avons pas le droit de faire payer et nous n’avons pas eu de subvention. Mais la joie des enfants …
Mon association a payé un signeur professionnel. J’ai ainsi pu réaliser une animation qui a été traduite en Langue des Sgnes Française.
Parce que la lecture, la culture doivent être accessibles à tous et à toutes.


A titre perso, aimerais-tu aller dans l’espace ? Si oui, pourquoi ?

Mais tellement. Je crois que ce que j’aimerais le plus serait de réaliser un vol 0g. Là, c’est un peu égoïste, c’est pour soulager mes douleurs (je suis fibromyalgique) ;)

J’adorerais voir la Terre. Comme pour la photo Lever de Terre de 1968. Après, je ne pourrai pas physiquement aller dans l’Espace, mais j’aimerais, tout comme les très nombreuses personnes qui ont participé et qui participent aux différents projets spatiaux, continuer la vulgarisation auprès de tous et toutes.
J’adore vraiment. Avoir les pieds sur Terre et la tête dans les Etoiles. 

Thomas Pesquet a dit que les seules limites sont celles qu’on s’impose. Cyprien Verseux a écrit ”N'oubliez pas d’oser”. J’ai envie de continuer encore et encore à rêver et à faire rêver. Longtemps, à ne m’imposer aucune limite et à continuer d’oser… si possible, en famille.  

Et pour terminer, je tiens très sincèrement à te remercier pour ta gentillesse et à féliciter tes enfants pour le magnifique travail qu’ils ont réalisé. Je le supra-conseille (Projet Proxima de Maddy et Timothy en cliquant ICI). Bravo à eux.

Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
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Un grand merci à Christine Aubouin pour sa gentillesse


mardi 16 avril 2019

Disparition de l'astronaute Owen K. Garriott (1930-2019)


(en cours de publication)

L'astronaute américain Owen K. Garriott nous a quitté ce 15 avril 2019 à l'âge de 88 ans.


Sélectionné par la NASA en 1965 dans le Groupe 4, Owen K. Garriott avait volé deux fois dans l'espace et passé en tout 69 jours 18 heures 56 minutes dans l'espace :

- Skylab 3 de juillet à septembre 1973
- STS-8 en novembre-décembre 1983

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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             NASA





mercredi 3 avril 2019

Livre ''Explorateurs de l'espace'' par Michel Tognini et Hélène Courtois / Sortie le 3 avril 2019 Interview de Michel Tognini


Ce mercredi 3 avril est sorti le livre :

EXPLORATEURS DE L'ESPACE
Voyage aux frontières de l'Univers



écrit par l'astronaute Michel Tognini (dont c'est le deuxième livre en coopération) et par l'astrophysicienne Hélène Courtois.

Au cours de ces 192 pages, on se replonge avec plaisir dans l'histoire spatiale (quel plaisir de lire une histoire spatiale autre que sous forme de tableau chronologique) et on va apprendre les difficultés du vol spatial habité et comment on peut les surmonter (il y en aura besoin pour aller sur Mars) au travers de témoignages d'astronautes et de cosmonautes de toutes nationalités.

Les deux auteurs se sont attachés à ce que le livre soit abordable par tout public. Ce sera une véritable découverte instructive pour les néophytes dans le domaine spatial, mais ce sera aussi un véritable plaisir pour les plus mordus du domaine. On ne s'ennuie pas une seconde et le découpage des chapitres fait qu'on a envie de lire le chapitre qui suit et ainsi voyager dans l'espace au départ de la Terre jusqu'à atteindre les confins de l'univers... une très belle et sympathique balade spatiale et intergalactique.

La préface est de Jean-Yves Le Gall, Président du CNES.

Le livre sort aux Editions Dunod.

Hélène Courtois est docteure et professeure en astrophysique et spécialiste de la cosmographie. Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages scientifiques et de vulgarisation scientifique ainsi que de documentaires et court-métrages.

Michel Tognini est un ancien pilote de chasse, pilote d'essais et astronaute. Sélectionné par le CNES en 1985, il vole une première fois sur MIR lors de la mission Soyouz TM-15 en 1992 puis vole une deuxième fois, à bord de la navette Columbia lors de la mission STS-93 en 1999. Il a passé en tout 18 jours 17 heures 45 minutes dans l'espace.
Michel Tognini a été également chef des astronautes européens de l'ESA.


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Michel Tognini s'est gentiment prêté au jeu de l'interview pour Space Quotes - Souvenirs d'espace :

Entretien avec Michel Tognini

Pourquoi avoir choisi d'écrire un livre pour aborder ce sujet ?
Je suis le parrain du Planétarium de Vaulx-en-Velin et Hélène Courtois en est la marraine. Nous nous connaissons depuis de nombreuses années, et cela faisait longtemps que nous avions envie d'écrire un livre ensemble.

J'ai toujours été sensibilisé par les problèmes des banlieues et Vaulx-en-Velin faisait partie de ces banlieues ''dites difficiles''. Je pense que l'éducation peut aider, favoriser, aider les jeunes. Cela peut leur donner de l'espoir.
Le Planétarium en est un bon exemple. C'est une des raisons qui m'ont poussées à accepter d'être leur parrain.

Mais il a fallu beaucoup de temps pour trouver le sujet. Et finalement, ce ''parcours de la Terre vers les étoiles'' nous a paru évident, et nous nous sommes lancés.

Combien de temps avez-vous mis pour écrire ce livre ?
Une fois l'idée du sujet trouvée, on s'est mis sur l'ouvrage en juin dernier. Cela a été assez rapide.

Cela a été un vrai plaisir de l'écrire.

Combien de témoignages avez-vous recueilli et pourquoi avoir choisi ces personnes ?
Nous avons essayé de balayer large, comme un cosmonaute, astronaute, des européens, des scientifiques, etc...

Mon ami Oleg Kotov, cosmonaute, a une expérience incroyable (ndlr = 526 jours dans l'espace en 3 missions longue durée) et avoir un retour d'expérience tel que le sien est enrichissant.

On a aussi mis l'accent sur l'Europe avec le témoignage de la britannique Helen Sharman, la première européenne (non-russe) dans l'espace, ou bien le témoignage de Claudie Haigneré, la première française dans l'espace mais aussi la première européenne dans l'ISS.

Pour les astronautes, nous avons le témoignage de l'américain Ed Lu, qui est astrophysicien.

Et il y a d'autres témoignages, de personnes n'étant pas allées dans l'espace, mais dont le rôle est important dans le secteur spatial.

Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
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Un grand merci à Michel Tognini pour sa gentillesse et sa disponibilité


Livre ''Apollo Confidentiel'' de Lukas Viglietti / Sortie mars 2019 / Rencontre avec l'auteur



APOLLO
CONFIDENTIEL


Il y a quelques jours est paru ''Apollo - Confidentiel'' de l'ami Lukas Viglietti.

Ce livre est tellement bien que j'ai eu envie d'en faire un sujet sur Space Quotes - Souvenirs d'espace.

Lukas est pilote de ligne et passionné de spatial, et plus particulièrement du programme Apollo. 
Il fait partie de ces rares personnes qui ont approché les astronautes de très près et il a donc pu, au cours des années, recueillir des anecdotes, des confidences, au cours des entretiens avec eux et il a même tissé des liens d'amitié étroits avec certains d'entre eux.

Il a donc sauté le pas pour les 50 ans du premier sur la Lune et rassemblé dans un livre, ces confidences (d'où le confidentiel du titre). Ce qui en fait un des livres sur Apollo que je préfère.
Car même si beaucoup de livres sont déjà sortis (et d'autres à venir), ce livre de 253 pages nous plonge avec intérêt et au plus près de ces missions - il se détache des autres par le fait que ce n'est pas une simple compilation de faits déjà connus. J'ai appris des choses que je ne connaissais pas et c'est formidable, cinquante ans après, d'apprendre des choses nouvelles sur le programme Apollo.


Vous allez vous régalez en lisant ce livre. 
C'est le premier livre de Lukas et pour un premier livre, c'est une véritable réussite.

La préface est écrite par l'astronaute Charlie Duke (Apollo 16).

Lukas et sa femme Bettina ont créé il y a quelques années l'association Swiss Apollo (www.swissapollo.com) qui organise régulièrement en Suisse des événements pour le grand public avec des conférences, des rencontres avec les astronautes et acteurs du programme Apollo, et pour cette année, une grande nouveauté qui a été annoncée cette semaine (début avril 2019 donc), à savoir un spectacle autour des 50 ans d'Apollo 11.



Lukas s'est gentiment prêté au jeu de l'interview pour nous parler de son livre :

Qui es-tu Lukas ?
Je suis un pilote de ligne qui a la chance incroyable de visiter les USA souvent et ainsi j'ai pu tisser des liens avec les acteurs du programme Apollo.

A quand remonte ta passion pour l'espace et plus spécifiquement ton intérêt pour le programme Apollo ?
Depuis que je suis petit, la Lune a attiré mon regard, et d'autant plus lorsque mon frère Dimitri m'a dit que douze hommes l'avaient visitée.

Pourquoi as-tu décidé d'écrire ce livre ?
Je voulais toujours savoir qui étaient ces douze hommes ? Qu'avaient-ils vécus exactement ? Quels caractères avaient-ils ? Que sont-ils devenus ?
Et de vouloir essayer de répondre à ces questions au plus prêt de la réalité ?

En fait, j'ai écrit le livre que j'aurai bien voulu avoir dans ma jeunesse et qui m'aurait permis de croire moi-même en mes rêves.

Quelle est ta plus belle rencontre aéronautique, ou événement spatial que tu as vécu (je sais, ce n'est pas facile de choisir) ?
Chaque rencontre avec des astronautes Apollo et des acteurs du programme Apollo chez eux est un moment très émouvant (ndlr = je confirme). Le fait d'aller rencontrer ces héros chez eux m'émeut toujours autant, car j'ai tant de respect envers eux et ce qu'ils ont accompli.
Récemment, j'ai visité le Général Thomas Stafford en Floride. C'est une chance extraordinaire d'être au plus prêt d'eux.

Aimerais-tu aller dans l'espace ? Et pourquoi ?
L'aspect idéaliste d'un voyage lunaire me tenterais, bien sûr !
Ce serait tellement émotionnel de visiter la Lune et de visiter les sites des missions lunaires Apollo !

Rêver est important dans la vie !

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Merci Lukas et encore BRAVO !


Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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Un grand merci à Lukas pour sa gentillesse et sa disponibilité


Exposition La Lune - Grand Palais à Paris du 3 avril au 22 juillet 2019 / Partie 1


La Lune
du voyage réel aux voyages imaginaires

(partie 1)

Grand Palais - Paris
(3 avril au 22 juillet 2019)

En juillet prochain, nous allons célébrer les 50 ans des premiers pas de l'homme sur la Lune, l'occasion rêvée pour la Réunion des musées nationaux - Grand Palais de présenter une très belle exposition consacrée à la Lune, consacrée la très longue relation des hommes avec elle. L'exposition est ouverte au public depuis ce 3 avril.


Articulée en cinq parties (ou voyages), cette très belle expo (je le répéterai souvent 😉) va nous permettre de découvrir les multiples formes qu'a eu, qu'a encore, cette particulière relation qu'à l'homme avec son astre de la nuit, et ce, au travers d'oeuvres artistiques de l'Antiquité à nos jours, en Europe, mais pas que...

Partie 1 : De la Lune à la Terre, du voyage réel au voyage imaginaire
Partie 2 : La Lune observée
Partie 3 : Les trois visages de le Lune
Partie 4 : La Lune est une personne
Partie 5 : Une expérience partagée de la beauté

Je ne vais pas vous présenter toute l'exposition, car une exposition, c'est avant tout quelque chose que l'on sent, ressent, que l'ont vit, chacun à sa manière. Moi, j'ai beaucoup aimé, d'autres auront peut-être un sentiment différent (mas trop différent, hein !😊).

Je vais faire 5 articles, un par partie, afin de ne pas rendre la lecture trop indigeste. Il suffira de cliquer sur les liens en jaune en début d'article pour se plonger dans une des parties 😉

PARTIE 1

Je tiens à mettre en garde tout de suite les fanas de l'exploration spatiale : oui, l'expo parle de la Lune. Oui, l'expo commémore aussi (et de très belle façon) les 50 ans d'Apollo 11. Mais pas que ! 
Car l'expo, comme dit plus haut, va nous parler de la Lune aux travers d'oeuvres, et ce depuis l'Antiquité. Il y aura donc beaucoup de tableaux, statues, etc... C'est donc aussi et surtout une exposition d'art ! (dans la même pièce, par exemple, vous pourrez admirer un Chagall, un Miro et un Dali... ce qui n'est pas si fréquent que cela sur une même thématique).

L'exposition a demandé de très longs mois de travail et des semaines de préparation. Et les oeuvres viennent du monde entier.

Je vous propose donc une visite de cette très très belle expo - mais que cela ne vous empêche nullement d'y aller ''en chair et en os''😊

L'exposition est donc en 5 parties dont les trois premières sont au premier étage et les deux dernières concluant la visite au rez-de-chaussée.



1 - De la Lune à la Terre, du voyage réel au voyage imaginaire

Le début de l'expo commence en juillet 1969 - elle va remonter doucement le temps. En juillet 1969, la mission Apollo 11 rend la Lune réelle. Le voyage vers la Lune, et sur la Lune, est devenu une réalité. Depuis l'Antiquité, l'homme imagina les moyens les plus fous pour l'atteindre. On remonte donc le temps, avec le cinéma, la littérature, les questions sociétales... La Lune appartient à tout le monde !

Pour tout passionné de spatial, cette première partie est ''the place to be'' car il y a des objets historiques absolument incroyables et qu'on ne verra plus en France. Il faut donc aller les voir ''en vrai''.

On découvre face à soi, en entrant, un objet absolument historique, puisque c'est un bubble helmet, le fameux casque des équipages Apollo. Et ce casque était celui de Michael Collins, le troisième homme d'Apollo 11, celui qui a tourné seul autour de la Lune pendant que Neil Armstrong et Buzz Aldrin y marchaient.
Cette pièce historique vient directement du National Air and Space Museum de Washington DC.


Et rien que, parce ce casque est ici, en France, qu'une visite à cette exposition est obligatoire 😊

Ensuite, on ne pas rater, à côté du casque, un hachis de boeuf et son accompagnement identiques à ceux emportés par les missions Apollo ainsi qu'un rasoir jetable Gilette.


Sur les murs, de très nombreuses photographies ''vintage'' de la NASA (c'est à dire les tirages d'époque sur papier photo, en général Kodak)  représentant bien sûr l'équipage d'Apollo 11, mais aussi les phases de cette mission avec bien sûr les photos prises sur la Lune (essentiellement par Armstrong qui avait le seul appareil photo, ce qui explique qu'il n'existe quasiment aucune photo de lui sur la Lune mais plein de photos d'Aldrin).

Cette belle collection de photos a été patiemment rassemblée par un jeune passionné de spatial.


Outre le casque de Collins, il y a au moins d'autres joyaux qui devraient ravir les passionnés de la conquête spatiale.
Un de ces joyaux est une montre Omega Speedmaster Chronograph qui était celle de l'astronaute Ron Evans, le pilote du module de commande la mission Apollo 17, la dernière mission du programme.
Elle est attachée, par le fameux bracelet à ouverture rapide en velcro de la NASA, sur un véritable gant d'une combinaison lunaire (gant d'entraînement).


On peut voir aussi une réplique/copie à l'identique de l'appareil photo utilisé sur la Lune, le Hasselblad 500 EL Electric Lunar Surface.


Sont présentés également de véritables échantillons du sol lunaire qui ont été prélevés par les sondes russes Luna 16 en 1970 et Luna 20 en 1972.


The second step par l'artiste plasticien roumain Mircea Cantor

''Il vit sur Terre'', tel se définit Mircea Cantor (né en 1977). Mais c'est sur la Lune que nous renvoie l'oeuvre exposée ici.
L'artiste aime, au travers de son oeuvre, dénoncer le pouvoir symbolique des images. Il s'est emparé de la célèbre photographie de l'empreinte de pied/pas de Buzz Aldrin sur la Lune en la reconstituant  sur un sol lunaire en béton et en invitant le visiteur à y mettre son pied, non sur l'epreinte de Neil Armstrong comme beaucoup de gens le pense, mais sur celle de Buzz Aldrin, le second homme sur la Lune.


From Walden To Space de l'artiste français Stéphane Thidet.

Une très sympathique capsule en bois qui est un mixte entre une capsule Mercruy et une capsule Gemini. Il y a également des bruitages sonores. La capsule mesure près de deux mètres.


J'aime bien aussi cette oeuvre intitulée Propriété lunaire de l'artiste plasticienne Gwen Rouvillois où son certificat de propriété lunaire est un des éléments centraux de cette oeuvre (je rappelle que la Lune n'appartient à personne 😊).


Comme je disais un peu plus, cette exposition est à rebours...
On remonte le temps le long de cette expo. On arrive au cinéma où sont présentés quelques extraits de films comme le Die Frau im Mond (1929) de Fritz Lang, le voyage cosmique (1936) de Vassili Jouraviev, ou bien les Shadoks (1969) de Jacques Rouxel, etc...

Puis un peu de littérature spatiale qui parle du voyage vers la Lune au fil du temps. Avec des ouvrages historiques exceptionnels. Et les voir en vrai, les toucher presque, c'est vraiment quelque chose. On en entend souvent parler, mais les voir en vrai et réunis ensemble, c'est vraiment un beau moment.

En voici quelques uns en remontant le temps (mais les voir en vrai, c'est beaucoup mieux 😊)

Editions originales de Objectif Lune de 1953 et On a marché sur la Lune de 1954 d'Hergé


Edition originale du De la Terre à la Lune de Jules Verne aux Editions en 1868


Le Baron de Münchausen : Un voyage vers la Lune de Rudolf Erich Raspe et Gottfried August Bürger. Ici, édition française (chez Charles Furne) de 1862 traduite par Théophile Gautier et illustrée par Gustave Doré


L'homme dans la Lune ou le voyage chimérique fait au monde de la Lune nouvellement découvert par Dominique Gonzales, adventurier espagnol, autrement dit le Courrier volant avec édition française de 1648


L'Histoire comique contenant les Estats et Empire de la Lune de Savinien de Cyrano de Bergerac avec cette édition de 1657


Oeuvres de Lucien de Samosate, qui décrivit le premier voyage lunaire. Il s'agit d'une édition française de 1683


Avant de passer à la deuxième étape de cette expo, on croise la First Spaceship On Venus de l'artiste suisse Sylvie Fleury. L'artiste revendique son neo-féminisme et cette fusée, de près de 3 mètres de haut, est un ''contre-pied'' à la masculinité du programme lunaire (seuls des hommes ont marché sur la Lune) de part sa couleur et son revêtement qui fait penser à du vernis à ongles à paillettes.


Vacation de l'artiste anglo-nigérian Yinka Shonibare qui termine la partie 1. Cette oeuvre nous montre une famille d'astronautes en vacances



Fin de la partie 1 - Excellente visite !

Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
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Un grand merci au Grand Palais, à l'organisation et aux deux commissaires de l'exposition Alexia Fabre et Philippe Malgouyres