samedi 3 juillet 2010

Interview de Joe Allen, astronaute de la NASA qui a effectué 2 missions à bord de la navette spatiale


Joseph P. ''Joe'' Allen, physicien, qui a été sélectionné comme astronaute par la NASA en 1967 dans le Groupe 6.
Recruté comme scientifique pour le programme Skylab, il devra attendre 1982 pour effectuer sa première mission spatiale avec STS-5.
Par la suite, il effectuera une autre mission STS-51A devenue célèbre par la capure de satellites en orbite. Il quitte la NASA en 1985.
  
Il revient dans cet interview sur sa première mission STS-5
 
Interview réalisée en 1997 puis revue et augmentée en 2012 (modifiée en mai 2012) 
 
Avant votre premier vol STS-5, depuis combien d'années étiez vous en contact avec le programme spatial ?
J’ai été sélectionné en 1967. Sélection en tant que scientifique car la NASA recrutait des scientifique pour le future programme Skylab.
Après l’entrainement, j’ai été affecté en tant que Capcom et membre de soutien au sol pour Apollo 13 et Apollo 15.
Après le programme Skylab, j’ai rejoins la direction de la NASA puis je suis revenu dans le corps des astronautes en 1978 pour les futures missions navettes.
J’ai attendu 15 ans entre ma sélection et mon 1er vol
 
Comment vous sentiez-vous avant le décollage ?
Très excité et un peu nerveux aussi.
Pour moi, je voyais enfin la ‘’récompense’’ de mon travail, de mon entrainement, de mes années d’efforts…
Puis, je me posais aussi cette question : Vais-je être à la hauteur ?
On passe en revu toutes les procédures dans sa tête.
Mais fin prêt pour partir…
Quelles sensations avez-vous ressenties lors du décollage ?
Beaucoup de bruit, la puissance des moteurs car l’accélération devient de plus en forte, continue…
Je suis plaqué contre mon siège… Et je continue de sentir, ressentir cette puissance, cette acceleration…
On sent qu’on la tête quasiment en bas, ce qui accentue cette impression d’accelération.
Il y aussi beaucoup de vibrations…
Cela se calme avec la séparation des boosters, puis un grand calme arrive lorsque nous larguons l’ET et que nous sommes en orbite.
Comment est-ce d'être en apesanteur ?
Flotter est une sensation merveilleuse…
Je dirais presque que c’est le moment que nous attendons tous en premier, du moins, moi, c’est ce que j’attendais… (rires)
 
Avez-vous rencontré des difficultés, des problèmes durant le vol ?
Le premier challenge a été de mettre en orbite 2 satellites. C’est la première fois qu’une navette larguait des satellites.
Nous devions aussi effectuer la première EVA depuis une navette mais un problème sur une des combinaisons annula cette EVA.
Nous avons fais plusieurs expériences mais une d’entre elles, ne pu être menée à son terme à cause d’un problème de batteries que nous n’avons pu résoudre.
 
Qu'avez-vous mangé et... cela avait-il du goût ?
J’ai mangé exactement comme sur Terre mais la préparation est différente afin que les aliments et les liquides n’aillent n’importe où…
J’ai ajouté beaucoup de ‘’spicy’’ parce mon goût s’était un peu atténué dans l’espace et que cela était fade.
  
Je me suis beaucoup amusé, avec mes collègues, avec des liquides… Les bulles sont très drôles.
 
De plus, ce qui est rigolo, c’est qu’une fois que la nourriture est dans une cuillère, peu importe la façon de la manger, car vu qu’il n’y ni haut ni bas, nous nous envoyions les cuillères à travers notre espace repas et les rattrapions à la bouche. De vrais gamins…

Comment s'est déroulé le retour et que ressent-on ?
La rentrée était réellement fantastique…
Le challenge du retour est de faire passer la navette d’une vitesse de 25 fois la vitesse du son à 0.
Et c’est là, que la forme de la navette prend tout son sens.
Autant sa forme importe peu dans l’espace (un bus ou un paquebot pourrait voler en orbite), autant elle est importante et prend toute sa valeur lors du retour vers la Terre.
 
La navette est un véritable véhicule aérospatial, un vrai vaisseau spatial…
C’est la première fois dans le programme spatial, qu’un véhicule revient sur Terre sans se balancer au bout d’un parachute. Fini la trajectoire en boulet de canon…
 
Le retour permet en navette permet une décélération moins brutale que les autres engins.
Lorsque la navette heurte les molécules des couches supérieures de l’atmosphère, celles-ci se transforment en chaleur.
 
Tout le devant de la navette est entouré d’une lumière rosée, rougeoyante… Nous savons que nous sommes dans une sorte de boule de feu et pourtant nous ne ressentons pas la chaleur.
Les tuiles de protection et les matériaux qui composent la navette font parfaitement leur boulot. Cela me rassure… Car même si je savais que tout irait bien, le fait de se voir réellement dans cette ‘boule de feu’’ est très très impressionnant.
 
Nous descendons… Nous sentons, entendons, le bruit contre le fuselage. La pression se fait plus forte. Pas réellement gênante mais pas agréable non plus…
A cause du frottement, il y a un blackout radio. Personne ne parle. Vance et Bob sont très concentrés. Il faut maintenir le bonne angle…
 
Vers 60 000 mètres, nous avons décéléré à une vitesse de Mach 13. Commence alors une descente qui nous amenera à 350-400 km/h pour l’atterrissage. Pour ralentir, nous faisons des virages à droite, à gauche.
 
Vers 11 000 mètres, Vance Brand prend le contrôle manuellement tandis que Bob Overmyer lui donne toutes les indications qu’il a besoin.
 
Je regarde le sol s’approcher de plus en plus vite… Je me dis que ça y est, la mission est terminée… Puis boum… nous touchons le sol… C’est arrivé plus vite que prévu. On entent nettement la navette rouler au sol et on voit le sable s’élever devant nous (nous sommes à Edwards).
Etiez-vous triste de rentrer sur Terre ?
J’étais heureux de rentrer, d’avoir accompli ou Presque, tout ce qui était prévu, mais aussi très impatient de pouvoir repartir…
(Avec Joe Allen devant Discovery en avril 2012)
Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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vendredi 18 juin 2010

Interview de James ''Jim'' McDIVITT, commandant des missions spatiales Gemini 4 et Apollo 9


James A. ''Jim'' McDivitt est un pilote d'essai de l'US Air Force.


Il est sélectionné dans le Groupe 2 de la NASA en 1962.
 
Il effectue 2 missions spatiales en tant que Commandant.
 
- Gemini 4 (3 au 7 juin 1965) où Ed White devient le premier américain à sortir dans l'espace.
- Apollo 9 (3 au 13 mars 1969) où est testé pour la première fois en condition de vol réel le LEM.
 
Il a été également Directeur du Programme Apollo.
 
Il quitte la NASA en 1972.
 
Il a été par la suite Vice-Président de Rockwell International (constructeur de la navette spatiale) et prend sa retraite en 1995.
 
Réputé pour être direct et son franc-parler, il est l'un des astronautes les plus réputés de la NASA.
 
 
Interview réalisé le 8 mai 2010 à Birmingham lors d'Autographica.
 
Interview réalisé conjointement avec le Cosmopif de l'ami Pierre-François Mouriaux (Pif) : http://www.cosmopif.com/
 
When did you apply, to become an astronaut, and why did you apply ?
I applied to become an astronaut in 1962, and I did it because I thought it was the best thing I could do for our country.
 
Uh ? Hehe...
Sorry, I wasn't very dramatic about that.
 
And what big memory do you have during your space career ? No special event ?
No special event. It was all fun.
 
And, in the space history, worldwide, was there a special event that marked you, or that was very important for you ? Was it the first Sputnik, Gagarin, Man on the Moon...?
Landing on the Moon, no question. That was the biggest thing that we did.
 
And I enjoyed my space flight. Yeah, you know, it was just one great event after another.
It's hard to pick out any one.
 
Yeah. It's just like if you had four children somebody said to you “which one is your favorite ?”
 
Yeah...
Better not answer that question, so...
 
And what was the big difference between Gemini and Apollo. You flew on both. The Gemini were more uncomfortable ?
Gemini was very small, it was on a small rocket.
Apollo was on a huge rocket, two space crafts, carried a lot of fuel.
But it was much more luxurious. It still was a small space craft but it was more luxurious.
Very nice.
 
You were surprised when you first tried in Apollo...
I was surprised during the launch, because of the magnitude of vibrations and things like that, and the engines ?? and then we shut down we get swirled around a lot in the cockpit, but it was a good go.
 
 
I've seen, many years ago, a documentary about early years of space and Mike Collins (?), if I remember well, was talking about the first EVA (extra vehicular activity) ...
...Ed White.
 
 
Yes ! But it was Collins who was interviewed. He was speaking on the television... He was remembering the Gemini program. And is that true that if White had a problem, you had to close the hatch ?
No. We didn't have any plans like that, and he wasn't going to have a problem.
We knew what we were doing, and we didn't have a contingency like that.
 
Did you train to catch him if there was a problem ?
We did enough work.
We both knew there wasn't going to be a problem.
It wasn't like he was going to go some place, long way waiting and come back.
He was only going to go out there 30-40 feet, and we knew we would get him back in.
We never had any contingency plan like that. That's a lying aluminum up there.
 
You knew, but did NASA give you the order? (McD, nods) No, no...
I didn't give a sh*t whether they gave an order like that or not, I wouldn't have done it. (Rires)

 

jeudi 10 juin 2010

Space Quotes / Souvenirs d'espace au ILA Berlin Air Show 2010

Ce jeudi et de vendredi, Space Quotes / Souvenirs d'espace se trouve au ILA Berlin Air Show 2010.

samedi 22 mai 2010

Interview de Bruce Melnick, astronaute de la NASA qui a effectué 2 missions à bord de la navette spatiale






Bruce Melnick est un ingénieur aéronautique et pilote d'essai de l'US Coast Guard (Garde-Côtes US).
A ce titre, il était le pilote d'essai du HH-65 Dolphin et à conduit la plupart de ses essais et certifications.
Le Dolphin est le dérivé américain de l'Eurocopter Dauphin.
Le Dolphin est l'hélicoptère de secours des gardes-côtes américains.
Le manuel de vol du Dolphin a été rédigé par Bruce Melnick.
Il est sélectionné par la NASA en 1987 dans le Groupe 12. Il devient le premier garde-côte astronaute.
Il effectue 2 missions spatiales (STS-41 en 1990 et STS-49 en 1992).
Il quitte la NASA et les US Coast Guard en 1992 pour se diriger vers l'industrie aérospatiale où il travaillera successivement pour les grandes firmes aérospatiales américaines (Lockheed, United Space Alliance, McDonnell Douglas qui deviendra Boeing).
Il prend sa retraite en 2008.
Interview réalisée en 2006 à KSC
 
 
Q : Pouvez-vous nous parler de votre mission STS-49, qui était votre 2ème mission après STS-41, et qui était aussi le premier vol d’Endeavour, nouvelle navette construite après la destruction de Challenger ?
R : J’étais très content et très excité d’avoir été nommé comme Mission Specialist et Flight Engineer sur STS-49, surtout si peu de temps après avoir effectué mon premier vol STS-41 à bord de Discovery.
Par deux fois, mes missions se sont trouvées avancées du fait du retard et reports des autres missions.
C’est une réelle chance de pouvoir voler deux fois, surtout de manière si rapprochée.
J’ai commencé mon entrainement pour STS-49 peu de temps après mon retour.
Q : Comment étiez-vous, vous sentiez-vous avant le décollage ?
R : Very Exhilarious… Mais aussi un peu anxieux, non pas par le décollage en lui-même mais par les enjeux qui nous attendaient…
C’était le premier vol d’Endeavour ; nous devions montrer qu’elle était opérationnelle ; nous avions ‘’Rendez-Vous’’ avec le satellite Intelsat VI pour lui mettre un nouveau moteur qui remonterait son orbite qui était trop basse depuis son lancement deux ans avant ; je devais coordonner les EVA, etc…
Et aussi très content de voir que tout le travail que nous avions préparé ensemble avec l’équipage Dan, Kevin, Kathy, Pierre, Rick et Tom (ndlr : il s’agit de l’équipage) allait être accompli.
Q : Pouvez-vous nous raconter comment vous avez fait pour capturer le satellite Intelsat VI et le remettre en état ?
R : Cette mission était passionnante… Expérimentations scientifiques, développement d’ingénierie et tâches opérationnelles (vérifications des systèmes de vol d’Endeavour, etc…).
Mais c’est vrai que le plus important de la mission, outre la certification opérationnelle d’Endeavour, était effectivement la capture d’Intelsat VI.
C’était un gros satellite qui avait été lancé deux ans auparavant par une fusée Titan. Mais son altitude d’orbite était vraiment trop basse.
Par des manœuvres complexes gérées par Dan Brandenstein, notre commandant, et par Chili (Kevin) Chilton, nous nous sommes approchés d’Intelsat VI.
Intelsat VI n’avait pas été conçu pour être réparé en orbite et donc il n’y avait pas de prise pour le bras de la navette.
C’était donc une phase de la mission très intense puisqu’il fallait que 2 astronautes sortent dans l’espace et essaient de l’attraper.
J’avais le rôle d’IVA car je décidai de comment devait se dérouler l’EVA depuis l’intérieur de la navette. C’était à moi que revenait le rôle crucial de guider mes collègues dehors et d’indiquer aux pilotes les micro-manœuvres à effectuer pour s’approcher sans danger pour mes collègues et pour Endeavour.
Pendant 2 jours, Rick (Hieb) et Pierre (Thuot) ont essayé lors de 2 longues EVA de capturer le satellites.
La première EVA était de presque 4h, la seconde de plus de 5h… A chaque fois, ils parvenaient à attraper le satellite mais il y avait trop d’instabilité pour le maintenir au dessus d’Endeavour.
Il y a eut un énorme travail des pilotes pour que l’on reste à proximité du satellite.
Après ce nouvel essai infructueux, j’ai proposé au contrôle au sol une EVA à 3 astronautes. Après accord du MCC, Tom (Akers) s’est joint aux deux autres astronautes et ils ont réussi à capturer à la main Intelsat VI.
Pierre (Thuot) sur le bras de la navette assurait une sécurité en maintenant également le satellite avec la barre de capture.
Après avoir reçu son nouveau moteur, et une EVA record de 8h, Intelsat VI a pu regagner son orbite prévu.
Q : Et le reste de la mission ?
R : Toujours les vérifications de procédures pour vérifier les fonctions d’Endeavour. Kathy (Thornton) et Tom (Akers) ont effectué une 4ème EVA de plus de 7 heures pour faire de l’assemblage de matériau dans l’espace en vue de la construction d’une future station spatiale.
Il y aurait dû y avoir une autre EVA mais celle-ci avait été remplacée par la 3ème EVA sur Intelsat VI.
En fait, cette mission a été très très riche en travail et ‘’premières’’ : 1er vol d’Endeavour, les 2 plus longues EVA réalisées à cette date, plusieurs rendez-vous entre la navette et un satellite (3 fois car 3 tentatives de capture) et surtout la première fois que 3 astronautes effectuaient une EVA en même temps.
Q : Comment s’est passé le retour ?
R : Très bien… Nous sommes rentrés à Edwards où … (rires) nous avons réalisé une autre première…
C’était la première fois qu’une navette revenait sur Terre et atterrissait avec un parachute de freinage (drag chute)…

samedi 15 mai 2010

Interview de William ''Bill'' Dana, pilote d'essai de la NASA

William H. ‘’Bill’’ Dana est certainement est des plus grands pilotes d’essais du 20ème siècle…
Son nom est quasi inconnu du grand public mais il est l’un des plus grands contributeurs du programme spatial américain, notamment la navette spatiale.
Ancien pilote de chasse de l’US Air Force, il quitte celle-ci afin de poursuivre ses études d’ingénieur en aéronautique et aérospatial à l’University of Southern California.
Il rejoint le NACA (qui deviendra la NASA) en tant que pilote d’essais civil en 1958 (Aerospace Research Pilot).
Il est affecté au programme X-15 avec lequel il effectuera 16 vols dont 2 spatiaux.
Il fait ensuite partie du programme Lifting Body et effectuera des vols en HL-10, M2-F1, M2-F3 et X-24B.
Il a été aussi pilote d’essais sur différents appareils à Dryden, notamment le F-100, différentes versions du F-15 et F-16, etc..
Il prend sa retraite en 1998 après 40 ans passés à la NASA.
Etant civil, il n’avait pas eu le droit de recevoir le titre d’astronaute pour ses 2 vols spatiaux en X-15. La NASA l’honorera de ce titre en 2005 (avec Joe Walker et John McKay, à titre posthume).
Bill Dana revient ici sur sa carrière.
Interview réalisée en 2010.
Q) When have you decided to become pilot and why ?
A) When I was 11 because I watched planes from LAX (Los Angeles Airport) fly over my school grounds.
Q) How did you have choose by NASA to become Test Pilot ?
A) I was a research engineer and asked the chief pilot I could become a test pilot.
Q) What is the most incredible flight experience had you during your pilot career ?
A) No research flight was more exciting than any other.
Q) What is the best airplane have you piloted and why / What is your favourite aircraft ?
A) The best was X-15 because of its thrust.
Also my favourite
Q) You are the pilot who piloted the most different Lifting Body, what is your favourite and why ?
A) Yes, I flew 4 (but John Manke flew 4 too)
The M2F3 was my favorite because it was stark looking and a steep glide angle.
Q) How did you feel when you made your 1st glide flight with Lifting Body ?
A) I had one flight in plywood M2F1 and powered HL10.
There were no surprises.
Q) What was your best memory about your test pilot career ?
A) The flight to 300 000 feet

Interview de William ''Bill'' Dana, un des pilotes de X-15


William H. ‘’Bill’’ Dana est certainement est des plus grands pilotes d’essais du 20ème siècle…


Son nom est quasi inconnu du grand public mais il est l’un des plus grands contributeurs du programme spatial américain, notamment la navette spatiale.
 
Ancien pilote de chasse de l’US Air Force, il quitte celle-ci afin de poursuivre ses études d’ingénieur en aéronautique et aérospatial à l’University of Southern California.
 
Il rejoint le NACA (qui deviendra la NASA) en tant que pilote d’essais civil en 1958 (Aerospace Research Pilot).
 
Il est affecté au programme X-15 avec lequel il effectuera 16 vols dont 2 spatiaux (plus de 50 miles soit 80 km d’altitude).
 
Son premier vol spatial est effectué le 1er novembre 1966 avec le 174ème vol d’un X-15.
Il atteint 93,5 km et une vitesse d’un peu plus de 6 000 km/h.
 
Son second vol spatial est réalisé le 21 août 1968 avec le 197ème vol d’un X-15. Il atteint 81,5 km d’altitude et une vitesse de 5 540 km/h.
 
Il effectuera le 199ème et dernier vol du programme X-15 le 24 octobre 1968.
 
Etant civil, il n’avait pas eu le droit de recevoir le titre d’astronaute pour ses 2 vols spatiaux en X-15. La NASA l’honorera de ce titre en 2005.
 
(Remise des ailes d'astronautes par Robert White, Neil Armstrong et Joe Engle)
 
Dans cette courte interview, Bill Dana revient sur son 1er vol spatial en X-15 du 1er novembre 1966
 
 
Interview réalisée en 2010.
 How many years were you connected to the NASA prior to your flight ?
 I started at NASA on Oct 1st, 1958
My first X-15 flight was Nov 4th, 1965
 
 
How did you feel prior to the flight ?
Confident and exciting
 
 
What kinds of sensations did you experienced during the drop ?
I fell away at 1g at separation and it felt like negative g.
 
What did you think about during the flight when you reached the ‘’space’’ altitude ?
My primary concern was aircraft control
 
What were some of the problems you encountered and how did you fixed them ?
I didn’t have any problems on the first spaceflight
 
What was the re-entry and landing like ?
It was very well simulated on X-104 and exactly I expected.
 
 
 

vendredi 7 mai 2010

Interview de Fitzhugh ''Fitz'' Fulton, pilote d'essai de la NASA


Fitz Fulton est ancien de pilote d'essais de l'US Air Force (il a servi 23 ans dans l'USAF).

Il supervisera et sera pilote d'essai du programme du B-58 Hustler puis sera le chef-pilote de l'USAF pour le programme XB-70 Valkyrie avec lequel il effectuera 59 vols.

Il est également un des pilotes du B-52 qui larguera les X-1, X-2, D-558, et aussi le X-15 et les premiers Lifting Body.
En 1966, le programme XB-70 est transféré à la NASA et Fitz Fulton rejoint naturellement celle-ci en tant que chef-pilote NASA pour ce projet. Il restera à la NASA 20 ans...
Fitz Fulton est le responsable du programme Boeing 747 SCA (Shuttle Carrier Aircraft) pour les vols d'Enterprise ALT. Il effectuera tous les vols de qualifications du Boeing 747 et les 5 missions ALT-Enterprise...
Parallèlement, il est ''project pilot'' du programme YF-12A et YF-12C, où il effectuera des vols à très hautes altitudes et très hautes vitesses (Mach 3).
Pilote de très nombreuses fois récompensé (Harmon Aviation International Trophy pour le B-58, Iven C. Kincheloe Award pour le programme ALT, etc...), Fitz Fulton quitte la NASA en 1986 avec plus de 15 000 heures de vol sur plus de 200 types d'appareils.
Ensuite, il travaille quelques années chez Scaled Composites en tant que chef-pilote...

Interview réalisée en 2010

When have you decided to become pilot and why ?
I’m interested in aviation as a teenager and worked at on airport on weekend and was paid in flying time. 5 minutes flying for a Saturday or Sunday work.
World War 2 came and I joined the Air Force at age 18. 
I trained for 1 ½ year and completed flight training and was commissioned as a 2nd Lieutnant Officer.

How did you have choose by NASA to become Test Pilot ?
I was in the Air Force for 23 years before I joined NASA. 
During my Air Force service, I flew on the Berlin Air Lift and made 225 rounds trips from Frankfort (Germany) to Berlin. I hauled food and coals.

Later, I flew combat in the Douglas B-26 airplane from South Korea up to North Korea. 
I made 55 missions at night. These missions were all flown at night. 
The targets were trucks and trains that were transporting supplied.

After that I attended the Air Force Test Pilot School for 8 months (1952).
From that time on, most of my Air Force career was as Air Force Test Pilot.

I flew many types of airplanes and made test flights on many of them.

I was considered to be a specialist on large airplane while still in the Air Force and was one of the 4 test pilots (2 Air Force and 2 civilian contractor) flying the XB-70 an a joint Air Force (NASA) research project.
The project was turned over to NASA and I joined NASA as Chief Pilot for the project.
I stayed with NASA for 20 years, flying many different airplanes.
What is the most incredible flight experience had you during your pilot career ?
I have had many flights that I have enjoyed and I felt that my tests have resulted in making the airplane more safe for other pilots to fly.

What is the best airplane have you piloted and why / What is your favorite aircraft ?
My favorite was the B-58, four engines supersonic bomber.

I was the 1st Air Force test pilot to fly a test project on that bomber.

I completed 8 separate test project on the airplane.

I help the airplane go from being dangerous to fly to becoming relatively safe and a pleasure to fly.
What were some of the problems you encountered and how did you fixed them during your B-58 tests flights ?
Tires were weak and would fait. Developed a metal wheel that allowed the airplane to continue the take off if a tire failed.
Helped improve could system.
Flew tests to develop an emergency escape capsule.

How did you feel when you have made the 1st take off with the Boeing SCA and Enterprise together ?
Was pleased to show that the piggyback concept was safe and acceptable, as we thought it would be.
How did you feel when Enterprise made his 1st glide flight ?
Was proud that I was part of a giant program and that the space shuttle could now prepare for going into space.

What was the best memory about your test pilot career ?
Working with some wonderful people who were very talented. Helping to make airplanes safer to fly.


Crédit : Collection Spacemen1969
             Stéphane Sebile / Space Quotes - Souvenirs d'espace

vendredi 30 avril 2010

Interview de John Grunsfeld, astronaute de la NASA qui a effectué 5 missions à bord de la navette spatiale



John M. Grunsfeld, physicien, est un astronaute de la NASA sélectionné en 1992 dans le Groupe 14.

Il effectue 5 missions à bord de la navette spatiale (STS-67, STS-81, STS-103, STS-109 et STS-125). On le surnomme Monsieur Télescope car 4 de ses missions concernent directement un travail en orbite avec des télescopes, dont 3 missions sur Hubble.

En novembre 2009, le National Geographic Adventurers le consacre Aventurier de l'Année.

Il quitte la NASA au début de l'année 2010.



Interview réalisée en 2010.

Interview de John M. Grunsfeld concernant sa première missions spatiale STS-67 (Astro-2) où plusieurs observations avec différents télescopes embarqués dans Endeavour ont été effectuées.


How many years were you connected to the space program prior to your flight ?
3 Years

How did you feel prior to the flight ?
Very Excited

What kinds of sensations did you experience during take-off ?
A sense of ame at the sheer power of it all


What does weightlessness feel like, and what did you think about during the flight ?
Magical feeling !


What were some of the problems you encountered and how did you fixed them ?
The telescopes didn’t point right, but we took manual control and finished the observations


What did you eat, and did it taste real ?
Freeze dried space food. Not very tasty or nutritous

What was re-entry like ?
Much smoother than launch


Were you glad to be back on earth, or did you feel you could have spent the rest of your life up there ?
I like living in space and would happy to stay


Crédit : Spacemen1969 / Stéphane Sebile
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dimanche 25 avril 2010

Rencontre avec Mark Hamill, inoubliable Luke Skywalker de Star Wars



Mark Hamill est un acteur américain, connu surtout en France, pour avoir été Luke Skywalker dans Star Wars (La Guerre des Etoiles, l’Empire Contre-Attaque, et Le retour du Jedi).

Il est également célèbre aux USA pour être une des ‘’voix’’ de dessins animés et de documentaires les plus recherchées.
Il est la voix du Joker dans le dessin animé Batman et dans les jeux vidéos.
En avril 2009, il est la ‘’voix’’ d’une animation de la NASA ‘’Robot Astronomy Talk Show : Gravity and the Great Attractor’’ pour le Spitzer Space Telescope.

Il est également le créateur de ‘’The Black Pearl’’, héros de Comics…

De passage a Paris pour le Festival Jules Verne, il nous a accordé quelques minutes d’entretien…


Vous êtes en France pour commémorer les 30 ans de l’Empire Contre-Attaque, organisé par le Festival Jules Verne. 
Vous avez participé ce matin à une séance de dédicace, une première pour vous en France, au profit des espèces en danger. En France, vous êtes connu pour être Luke Skywalker dans la trilogie Star Wars… Plus de 30 ans après, que considérez vous comme les points forts de votre carrière ?
Être Luke, c’était super… Mais je n’ai pas fais que cela… 
Après, j’ai fais beaucoup de théâtre. J’ai joué dans Harrigan’N Hart à Broadway, que je considère comme un des meilleurs moments de ma carrière…C’était une comédie musicale…

(Mark Hamill devant le Grand Rex ce 23 avril 2010)
C’est vrai que vous êtes pour beaucoup d’américains, Le Joker… Vous êtes la voix du Joker dans le dessin animé Batman…
Oui… J’adore être le Joker… cela change de Luke. 
D'ailleurs, il y a plein de fans du Comics Batman Dessin Animé qui ne savent pas que j'ai joué dans Star Wars (rires)…
A l’origine, je devais être Freeze pour un épisode, puis je devenu Le Joker…

Mais pour les français, vous êtes et resterez Luke Skywalker… On connait le dessin animé Comics Batman mais comme c’est en version française…
Achetez les DVD et écoutez les en anglais (rires)…

Avez-vous gardé un souvenir, un objet du tournage de Star Wars… ?
J’ai gardé mes bottes… Dans le premier film, elles cachent mon Levi’s… Si, si… regardez, c’est un Levi’s que je porte… (sourire)... Puis, j’ai gardé mon casque de Stormtrooper que j’ai lorsque je sauve la Princesse Leia… et quelques bricoles…

A l’instar de Luke Skywalker, aimeriez-vous aller dans l’espace ?
Yes… bien sûr, cela serait super… mais attention, faudra m’y conduire là-haut… Je n’aime pas voler… Au cinéma, je peux être un super pilote, mais en vrai…(rires)

Quel serait votre rêve spatial le plus fou… ?
Pouvoir aller n’importe où dans la galaxie en un seul claquement de doigts …


Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
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Remerciements : La Poste / Le Carré d'encre
                            Le Festival Jules Verne