vendredi 30 avril 2010

Interview de John Grunsfeld, astronaute de la NASA qui a effectué 5 missions à bord de la navette spatiale



John M. Grunsfeld, physicien, est un astronaute de la NASA sélectionné en 1992 dans le Groupe 14.

Il effectue 5 missions à bord de la navette spatiale (STS-67, STS-81, STS-103, STS-109 et STS-125). On le surnomme Monsieur Télescope car 4 de ses missions concernent directement un travail en orbite avec des télescopes, dont 3 missions sur Hubble.

En novembre 2009, le National Geographic Adventurers le consacre Aventurier de l'Année.

Il quitte la NASA au début de l'année 2010.



Interview réalisée en 2010.

Interview de John M. Grunsfeld concernant sa première missions spatiale STS-67 (Astro-2) où plusieurs observations avec différents télescopes embarqués dans Endeavour ont été effectuées.


How many years were you connected to the space program prior to your flight ?
3 Years

How did you feel prior to the flight ?
Very Excited

What kinds of sensations did you experience during take-off ?
A sense of ame at the sheer power of it all


What does weightlessness feel like, and what did you think about during the flight ?
Magical feeling !


What were some of the problems you encountered and how did you fixed them ?
The telescopes didn’t point right, but we took manual control and finished the observations


What did you eat, and did it taste real ?
Freeze dried space food. Not very tasty or nutritous

What was re-entry like ?
Much smoother than launch


Were you glad to be back on earth, or did you feel you could have spent the rest of your life up there ?
I like living in space and would happy to stay


Crédit : Spacemen1969 / Stéphane Sebile
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dimanche 25 avril 2010

Rencontre avec Mark Hamill, inoubliable Luke Skywalker de Star Wars



Mark Hamill est un acteur américain, connu surtout en France, pour avoir été Luke Skywalker dans Star Wars (La Guerre des Etoiles, l’Empire Contre-Attaque, et Le retour du Jedi).

Il est également célèbre aux USA pour être une des ‘’voix’’ de dessins animés et de documentaires les plus recherchées.
Il est la voix du Joker dans le dessin animé Batman et dans les jeux vidéos.
En avril 2009, il est la ‘’voix’’ d’une animation de la NASA ‘’Robot Astronomy Talk Show : Gravity and the Great Attractor’’ pour le Spitzer Space Telescope.

Il est également le créateur de ‘’The Black Pearl’’, héros de Comics…

De passage a Paris pour le Festival Jules Verne, il nous a accordé quelques minutes d’entretien…


Vous êtes en France pour commémorer les 30 ans de l’Empire Contre-Attaque, organisé par le Festival Jules Verne. 
Vous avez participé ce matin à une séance de dédicace, une première pour vous en France, au profit des espèces en danger. En France, vous êtes connu pour être Luke Skywalker dans la trilogie Star Wars… Plus de 30 ans après, que considérez vous comme les points forts de votre carrière ?
Être Luke, c’était super… Mais je n’ai pas fais que cela… 
Après, j’ai fais beaucoup de théâtre. J’ai joué dans Harrigan’N Hart à Broadway, que je considère comme un des meilleurs moments de ma carrière…C’était une comédie musicale…

(Mark Hamill devant le Grand Rex ce 23 avril 2010)
C’est vrai que vous êtes pour beaucoup d’américains, Le Joker… Vous êtes la voix du Joker dans le dessin animé Batman…
Oui… J’adore être le Joker… cela change de Luke. 
D'ailleurs, il y a plein de fans du Comics Batman Dessin Animé qui ne savent pas que j'ai joué dans Star Wars (rires)…
A l’origine, je devais être Freeze pour un épisode, puis je devenu Le Joker…

Mais pour les français, vous êtes et resterez Luke Skywalker… On connait le dessin animé Comics Batman mais comme c’est en version française…
Achetez les DVD et écoutez les en anglais (rires)…

Avez-vous gardé un souvenir, un objet du tournage de Star Wars… ?
J’ai gardé mes bottes… Dans le premier film, elles cachent mon Levi’s… Si, si… regardez, c’est un Levi’s que je porte… (sourire)... Puis, j’ai gardé mon casque de Stormtrooper que j’ai lorsque je sauve la Princesse Leia… et quelques bricoles…

A l’instar de Luke Skywalker, aimeriez-vous aller dans l’espace ?
Yes… bien sûr, cela serait super… mais attention, faudra m’y conduire là-haut… Je n’aime pas voler… Au cinéma, je peux être un super pilote, mais en vrai…(rires)

Quel serait votre rêve spatial le plus fou… ?
Pouvoir aller n’importe où dans la galaxie en un seul claquement de doigts …


Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
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Remerciements : La Poste / Le Carré d'encre
                            Le Festival Jules Verne

jeudi 15 avril 2010

Interview de Bruce McCandless, astronaute et premier homme à utiliser le MMU


Bruce McCandless, ancien pilote de l'US Navy et ingénieur aérospatial, est un astronaute de la NASA sélectionné en 1966 dans le Groupe 5.
 
 
Il a participé au Programme Apollo en tant que ''support crew'' pour Apollo 14.
 
Puis il a été doublure en tant que pilote du CMS de la mission Skylab 2.
 
Il fait partie de l'équipe qui a conçu le M-509, fauteuil autonome qui sera testé dans Skylab.
 
Il est surtout connu pour avoir été le responsable du développement du MMU - Manned Maneuvring Unit, qui est ce petit engin fixé au dos de l'astronaute utilisé dans les EVA de la navette.
Lors de la mission STS-41B, en 1984, il sera le premier à l'utiliser et deviendra aussi le ''1er homme satellite''. Il sera le 1er utilisateur du ''Fauteuil Volant'' - ''Flying Armchair''.
Il s'éloignera avec son MMU à près d'une centaine de mètres de Challenger. Sans aucune attache le reliant à la navette spatiale.

 
Il sera également le responsable de la conception et du développement de IUS (Inertial Upper Stage) qui permet le largage des satellites depuis la soute de la navette.
 
Il a également été le responsable des procédures de mise en orbite d'Hubble, de la réparation du satellite Solar Max et des projets de la station Alpha qui deviendra par la suite ISS.
 
En 1990, il participe à la mission STS-31 qui voit la mise sur orbite du télescope spatial Hubble depuis la navette spatiale Discovery.
 
Après 2 vols spatiaux (STS-41B et STS-31), il quitte la NASA en 1990.
 
 
 
Interview réactualisée en 2010
 
QUESTIONS TO BRUCE McCANDLESS ABOUT HIS 1st SPACEFLIGHT STS-41B
How many years were you connected to the space program prior to your flight ?
5 1/2 years before my assignment to the backup crew of SKYLAB 1. 
17 1/2 years before actually flying on the Tenth Shuttle Flight, STS 41-B.
 
 How did you feel prior to the flight ?
Delighted to be both (1) actually realizing the opportunity to make a space flight, and (2) the prospective first-ever free-flying pilot of the Manned Maneuvering Unit (MMU).
 
 What kinds of sensations did you experienced during take-off ?
In the presence of the loud noise and strong vibrations of first stage flight, I was a bit apprehensive.
 
Intellectually, I knew what was happening, but it was difficult to actually perceive the situation using my own senses – similar to aircraft flight in instrument conditions.

 
What does weightlessness feel like, and what did you think about during the flight ?
"Weightlessness" is more the absence of feeling.
 
 One's body feels no pressure points, facilitating sleep when desired, and also is comfortable even in unusual attitudes / orientations.
 
 In particular, the "upside down" orientation is rather uncomfortable in a pressure suit in the (training) "water tank," but feels perfectly normal in the "real" weightlessness of orbital space.
 
I do not recall "thinking about" much during the flight other than the activity at hand, or planning for the next day. It was a very busy period.
 
What were some of the problems you encountered and how did you fixed them ?
Most of the problems encountered were not "fixed," but left behind as we moved on.
 
Examples: The solid rocket motors of the two PAM's (Payload Assist Modules) that boosted the WESTAR and PALAPA satellites each failed, about 20 seconds after ignition.
These two satellites were thus put into useless orbits, and later recovered by the STS 51-A mission later in 1984.
 
The Rendezvous Target Balloon exploded, instead of inflating, so we were unable to fully test the new Rendezvous RADAR system.
 
What did you eat, and did it taste real ?
We had pretty much the run-of-the-mill Shuttle foods, plus a "Trail Mix" (assorted nuts, candies, dried fruits, etc.) from a local vendor, which promptly renamed the product "Shuttle Mix," and proceeded to capitalize on its "flown" status.
 
I especially liked the freeze-dried "shrimp cocktail" item since the "cocktail sauce" contained a significant amount of horseradish, which had the effect of "clearing" my sinuses and enabling easier breathing.
 
Another favorite on my first flight, STS 41-B, was the radiation-stabilized beef steak.
It was delicious.
 
In contrast to "canned" beef, or beef "stew," the radiation stabilization process permitted retaining a "rare" level of cooking, which I prefer.
 
What did you feel prior to made the 1st MMU flight and what kinds of sensations have you had during this flight where you became the 1st man to use the MMU ?
As is well known, I spent almost 17 years working, part time, on maneuvering units of various sorts, including the SKYLAB M-509 Experiment, prior to launching on STS 41-B.
Consequently, I was both "over-trained," and highly confident that we had fully and correctly qualified the MMU's.
 
We actually had only one unexpected aspect of MMU flight – my actual combined (human + pressure suit + life support system + MMU) center of mass was about an inch vertically offset from the geometric center of MMU thrust.
Consequently, when attempting to simultaneously accelerate in the forward / backward directions and automatically "hold" an attitude, there was some rapid thruster cycling, which made an unexpected noise – but the system was working exactly as intended.
 
When venturing some distance away from the Shuttle Orbiter, however, I got quite cold – at one point I was shivering and my teeth were chattering.
 
The life support system had been designed to keep a hard-working individual comfortably cool – but the only real exertion in flying the MMU was using one's fingertips to manipulate the two hand controllers (one for translational accelerations, the other for rotational accelerations) !
 
 
What was re-entry like ?
Reentry was very smooth.
The "g" forces built up very slowly, never exceeding two "g's", and we only felt a light turbulence coming down through the jet stream at supersonic speeds.
 
Looking out the front windows early in reentry revealed an incandescent-hot vision – like looking into a red-hot/yellow-hot oven!
 
Looking out through the overhead windows showed that we were leaving a writhing, yellow-incandescent "tail" – a sort of "rope" trailing behind us.

 
Were you glad to be back on Earth, or did you feel you could have spent the rest of your life up there ?
I had mixed emotions.
I was both relieved that reentry had been fully successful (with the first Shuttle landing back at the Kennedy Space Center in the State of Florida) and aware that there would be a lot of additional training required and "jockeying for position" in order to return to space once again.
 
I would never entertain spending the rest of my life in space – Earth is too nice a place to live !
 
 

samedi 10 avril 2010

Interview de Charles Justiz, pilote-instructeur de la NASA


Charles Justiz est Research Pilot de la NASA. Ancien pilote de chasse et d'essais de l'US Air Force, il est instructeur sur T-38 depuis 1975.
Il est actuellement Pilote Instructeur à la NASA basé au Johnson Space Center à Houston.
Il forme les astronautes sur T-38 et est surtout instructeur sur le Shuttle Training Aircraft (STA) où il a simulé plus de 12 000 approches et atterrissages de la navette spatiale. Il a contribué à la formation de la plupart des pilotes de la navette de ces dernières années.
En tant que pilote, il entraine également les astronautes à bord du Vomit Comet, l'avion d'entrainement pour les vols en micro-gravité.
Il est également un des pilotes du Boeing 747 SCA (Shuttle Carrier Aircraft) qui transporte la navette sur son dos lorsque celle-ci n'atterrit pas au Kennedy Space Center.
Il a aussi candidat astronaute à plusieurs reprises, terminant dans demi-finalistes (pour les groupes 10, 12, 15 et 16).
Charles Justiz est également écrivain. Son premier livre, un roman policier et de suspense, Specific Impulse, sortira le 1er juin 2010.
Il a également son site internet : http://www.charlesjustiz.com/ (d'où sont extraites les photos avec l'autorisation amicale de Charles Justiz).

Interview réalisée en 2010

Rencontre avec Charles Justiz, Research Pilot de la NASA

How many years were you connected to the space program prior to selected as NASA Research Pilot and why have you choose this job ?
Before I became a Research Pilot for NASA, I did flight test in the United States Air Force.
I chose the NASA job because it was an incredible opportunity to keep flying and to keep learning.

How did you have trained as NASA Research Pilot ?
I came to NASA as all of the Research Pilots do – as a highly trained pilot.
The specific training we need to do our jobs safely and efficiently is provided by NASA as we need it.
The training changes from airplane to airplane and mission to mission.

What is exactly your job as NASA Research Pilot ?
The job of the research pilot is to take an aircraft that is either modified or unmodified and use it in an unusual way.
For example, one of my missions is to fly the Boeing 747 that has been modified to carry the Space Shuttle. The mission to carry the Shuttle was not envisioned when the engineers were originally designing the 747. We had to make compromises when we designed the Shuttle Carrier Aircraft.

What is your best memory as NASA Pilot ?
Chasing my first Shuttle as it was coming out of orbit.
That was STS-3.

Chase pilot de STS-41B également

What is your worse memory as NASA Pilot ?
Challenger.

What is your most amazing space dream ?
That we build a research station on our moon.

What are yours memories about the Apollo 11 and Moonlanding Event ?
I was learning to fly in Melbourne, Florida when Apollo 11 launched.
I remember thinking to myself what a wonderful organization NASA was and that I’d like to work for them some day.

I know you have wrote a book (will publish in june 2010). Could you tell us more about your 1st novel Specific Impulse (the 1st chapter on your site)…
It is a science-based fiction about a man and a woman – strangers – that are brought together when they experience an explosion.
All the other people that experienced the explosion are dead and the man and the woman are dying. They find out that their disease has not been seen before and that the FBI and other groups are hunting them down.
If they expect to survive, they must avoid capture and find a cure – a cure that might not even be on Earth.

mercredi 7 avril 2010

Interview de Scott Carpenter, astronaute de la NASA qui a volé lors de la mission Aurora 7

M. Scott Carpenter est un des 7 astronautes du Programme Mercury.


Il effectue une seule mission spatiale à bord de Aurora 7 le 24 mai 1962.
Pilote d'essais de l'US Navy et Aquanaut, il entre à la NASA en 1959. Il quitte celle-ci en 1967.
En tant qu'Aquanaut, il participe au programme Sealab II.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont For Spacious Skies, qui est sa biographie, écrite en collaboration avec sa fille Kris Stoever.

 
Interview réalisée en 2009 à Autographica.
(Merci encore à David Shayler pour avoir permis celle-ci de se faire)
Comment avez-vous vécu le décollage de Aurora 7 ?
Une préparation importante lors de l’entrainement a été la gestion du stress, car personne ne savait réellement comment aller se comporter l’homme dans l’espace.
Le plus impressionnant a été le décollage… Sensation importante d’énergie et de puissance au décollage…
Il n’y a pas eu de grosse surprise car tout avait été pensé et répété en simulateur…
Instant 0 / Décollage / 8g puis apesanteur 0g / Rentrée atmosphérique / 8g
La seule chose que le simulateur ne pouvait pas simulé, c’était le retour…
 
 
Beaucoup de vos collègues astronautes ont utilisé une montre spéciale pour leur(s) vol(s), type Omega, Breitlling… Qu’elle a été votre préférence ?
Pour moi, je continue d’utiliser depuis la 2nde guerre mondiale la montre spéciale conçue pour les pilotes de l’Australian Air Force (rires…)
 
Avez-vous un souvenir à nous raconter en tant qu’Aquanaut ?
Une des raisons de mon recrutement a été le fait que j’étais pilote et Aquanaut…
Je participais avec la NASA au développement de méthodes d’entrainement en eau pour les EVA.
J’ai eu la chance de travailler avec Jacques-Yves Cousteau car celui-ci voulait utiliser du matériel spécial, mais n’avait pas d’argent pour le développer. La NASA essayait donc son matériel.
J’ai adoré le film de Cousteau ‘’Silent World’’. C’est pour moi ‘’une véritable ode à la nature’’.
Le programme Sealab qui était un programme militaire de la Navy, existe encore de nos jours sous une forme civile : c’est le NEEMO
Le principe est le transfert de technologie :
Navy vers la NASA
NASA vers la Navy.

 
N’y a-t-il pas eu des tensions, une compétition entre vous, pour savoir qui serait le premier du groupe Mercury à partir dans l’espace ?
Nous n’étions pas les premiers dans l’espace, mais les russes ne sont pas allés sur la Lune
(We haven't win the race… but the russians loose the race…)
Peu importe qui allait être le premier d’entre nous, l’essentiel était d’y aller avant les russes…
 
Si Alan Shepard avait été le premier homme dans l’espace, y aurait-il eu une course à la Lune quand même ?
Oui, car le projet était lancé, et que malgré tout, Kennedy avait compris le message…
Seule une société libre pouvait y arriver… La course à la Lune a été un échec pour les russes car c’était une dictature…
On parle beaucoup des chinois… Mais ce sera très très difficile pour eux aussi d’aller sur la Lune, ou même d’être en position de leader, car ce n’est pas un pays libre…
 
Que pensez-vous du fait que Chuck Yeager n’est pas été sélectionné par la NASA comme astronaute ?
Ce n’était pas juste mais c’était les directives d’Eisenhower. Les futurs astronautes devaient avoir un diplôme universitaire. Yeager n’en avait pas…
Mais Yeager, de par son caractère, était au-dessus de cela… Ce qui l’a aidé à supporter le fait de ne pas avoir été sélectionné.
 
Avez-vous un avis quand au fait, que des rumeurs, attribuent à Alan Shepard, le retrait de Gordon Cooper du Programme Apollo ?
Je ne crois pas que Shepard ait ‘’viré’’ Cooper (Apollo 10) pour prendre sa place.
Mais je dois dire que je n’étais plus dans les bureaux de la NASA à cette époque. J’avais quitté la NASA depuis quelques années… (sourire)
 
Auriez-vous une anecdote au sujet du programme Mercury ?
Je n’en ai pas parlé très souvent… En voici une intéressante…
La Navy, par l’intermédiaire de Sealab, avait commencé à ébaucher un projet de système anti-attaque de requins…
Lors du splashdown, un système de fusée pyrotechnique, sous la capsule, dégageait une partie du bouclier. Puis des barbelés se déployaient autour de la capsule avec un courant électrique les parcourant ainsi qu’un produit répulsif…
J’ai vu les projets, mais c’est tout. Cela n’a jamais été fait, ni essayé, sauf le produit répulsif… répulsif aussi pour l’astronaute (rires…)

 
Quel message avez-vous pour l’avenir de l’exploration spatiale et notamment de voir un jour l’homme sur Mars… ?
Je paraphraserai le Président Kennedy…
Nous choisissons d’aller sur Mars, non pas parce que c’est dur, mais parce que c’est EVIDENT…

 

mercredi 31 mars 2010

Interview de Jean-François Clervoy, astronaute de l'Agence Spatiale Européenne, qui a effectué 3 missions à bord de la navette spatiale


Jean-François Clervoy est un astronaute français.

Sélectionné par le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) en 1985, il rejoint l'Agence Spatiale Européenne en 1992.

Formé et entrainé d'abord pour voler sur Soyouz et la station spatiale MIR, il rejoint la NASA et devient Mission Specialist.

Au début du programme Hersmes, il y a été affecté aussi comme astronaute.

Il effectue 3 missions à bord de la navette spatiale : STS-66 en 1994, STS-84 en 1997 et STS-103 en 1999.
Il a été responsable du Programme ATV (avec le 1er vol du Jules Verne en 2008).

Il est actuellement Président de la société Novaspace et astronaute actif à l'ESA.

En 2009, il publie ''Histoire(s) d'Espace'', où il relate son expérience et sa carrière d'astronaute, notamment sa mission STS-103 qui était une mission de maintenance d'Hubble.

Pour nous, il revient sur sa première mission STS-66 et en anglais pour nos lecteurs anglophones).

How many years were you connected to the space program prior to your flight ?
9 years

How did you feel prior to the flight ?
Feeling the incredible was going to become true. Great excitement of feeling not in the reality
What kinds of sensations did you experienced during take-off ?
Mentally : mixed of concentration and excitement of living something very strong in my life.
Physically : sense of power behind my back
What does weightlessness feel like, and what did you think about during the flight ?
Weightlessness is the sensation of not feeling your weight nor your body anymore and flying like a free acrobatic bird
I thought about the great priviledge I had to live this experience, and cried when admiring the beauty of our planet

What were some of the problems you encountered and how did you fix them ?
Secondary computer crashing when passing the south atlantic anomaly- just reboot

Lost few reaction jets when separating from the external tank – remove them from the software matrix of available jets

Backup power of robotic arm didn’t work right – not use it

One air probe didn’t deploy on time during entry – jiggle the switch got it out.
2 meter long icicle formed during water dump, ground controllers took too much time to accept our proposal to knock it off with the robotic arm, as the end-effector camera failed in the meantime – just let it brake up during entry , knowing however it would likely damage some thermal shield tiles.

What did you eat, and did it taste real ?
Had a lot of different dishes from the NASA shuttle (dehydrated, thermostabilized, and natural food) menu but also from the France southwest cuisine (duck liver, cassoulet, duck confit, etc.)
In general it tasted like on the ground , but felt I could accept far more hot and spicy than on ground. I organize an internantional meal onboard Mir on STS-84 for which each shuttle crew member brought food from his/her home country (French, Chinese, Peruvian, Texan, etc.)

What was re-entry like ?
Feeling myself very heavy, the videocamera also that I was holding over the pilot shoulder to film the landing
Felt that I’d better not move my head too much to avoid being sick when gravity was coming back
Were you glad to be back on Earth, or did you feel you could have spent the rest of your life up there ?
Each time , I wished and felt I could have stayed far longer. I would have liked to stay long enough to learn visually my home planet by heart 

Crédit : Collection     Stéphane Sebile / Spacemen1969
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samedi 20 mars 2010

Rencontre avec Robert T. McCall, Space Artist

 
En hommage à l'une de mes véritables idoles qui nous a quittée ce 26 février...
 
Robert T. McCall (23/12/1919-26/02/2010) est certainement un des plus grands Space Artist de tous les temps. Et pour moi, il sera toujours le plus grand.
 
Inconnu ou presque du grand public, alors que des millions de personnes connaissent son oeuvre sans savoir son nom, c'est le paradoxe de cet immense artiste et de son humilité...
 
Il est l'auteur de la célèbre fresque murale du National Air and Space Museum de Washington, du logo des missions Apollo 17, Apollo-Soyouz et des 5 premiers vols de la navette.
Il a créé de nombreux timbres Espace pour la poste américaine.
Il a participé aux décors de 2001 Odyssée de l'Espace, Star Trek ou le Trou Noir.
Il est l'auteur des célèbres villles flottantes, etc...
 
Ses oeuvres sur le programme Apollo sont inoubliables et criantes de vérité...
 
 
 
Voici une interview réalisée en 2002 lors de la visite de son atelier en Arizona...
 
 
Quelques mots sur vous et quand et comment avez-vous su que vous deviendriez artiste ?
Je suis né dans l’Ohio, à Columbus, il y a quelques années déjà (rires)…
 
Mon grand-père était docteur, un de ces véritables docteurs que l’on rencontrait dans l’Amérique ‘’profonde’’ de cette époque. Mon père était instituteur…
 
Depuis tout petit, je lisais beaucoup de livres et revues, surtout tout ce qui concernait les sciences… Mon grand-père avait écrit plusieurs articles pour la revue médicale américaine et j’ai lu et relu ses articles pendant longtemps…
 
J’ai eu aussi la chance de pouvoir lire énormément les premières revues de Science-fiction comme Amazing stories, Astounding, etc…
 
Je dévorai aussi Popular Science et le National Geographic…
 
Et vu que dès mon plus jeune âge, je me suis aperçu que j’étais pas trop mal doué en dessin (rires), j’ai décidé de devenir artiste vers 8 ans, même si ma famille aurait préféré que je sois docteur comme mon grand-père…
 
Comment avez-vous débuté ?
Fasciné par les avions, je décide de m’engager dans l’Army Air Corps. C’était la 2nde guerre mondiale… Puis, par un hasard du destin, je ne suis jamais allé plus loin que le Nouveau-Mexique (rires)…
 
Si j’étais parti à la guerre, je n’aurai jamais rencontré ma femme Louise qui étudiait les Beaux-Arts à l’Université du Nouveau-Mexique.
 
A la fin de la guerre, nous nous installons à Chicago pour travailler dans la publicité.
Mon modèle était Norman Rockwell. Puis après direction New York où je créais des illustrations pour des magazines comme Popular Science, Life, etc… Principalement dans les pubs pour l’aviation….
 
 
Comment vous êtes vous retrouvé artiste de la NASA ?
Au début de la conquête spatiale, l’US Air Force avait fait appel à des artistes pour promouvoir le programme et l’US Air Force…
 
Pour moi, qui adorait dessiner des avions, des machines, etc… c’était ma chance, je l’ai saisie, je me suis présenté. J’ai été pris… C’était le bonheur absolu…
 
J’ai voyagé aux quatre coins du pays et du monde, j’ai pu voir, toucher, tous les avions, voler dans presque tous… Approcher les pilotes, les pilotes d’essais, etc…
 
Puis la NASA a été créée et j’ai continué… J’ai assisté à presque tous les principaux évènements spatiaux américains des années 60 à maintenant… J’ai pu tout voir, tout toucher, tout essayer, tout visiter…
 
Comment expliquer vous ce réalisme dans vos œuvres… un réalisme saisissant… Lorsque l ‘on regarde une de vos œuvres, on se croit vraiment au cœur de l’action, dans l’œuvre…
(sourire…) Pour moi, je pense qu’un artiste doit faire corps avec ce qu’il peint.
Je dois donc être au plus près de l’évènement, du sujet que je peins, sinon, je pense que je n’aurai pas la même ‘’force’’ dans ma peinture…
 
Puis je suis devenu ‘’célèbre’’ à la NASA et j’ai eu la chance d’avoir carte blanche (rires…).
 

Puis Stanley Kubrick vous contacte…
En parallèle de mes travaux avec la NASA, je travaillais aussi pour Life où je dessinais des futurs vaisseaux spatiaux… C’est comme cela, et aussi pour cela (rires…) que Stanley Kubrick m’a contacté pour 2001 Odyssée de l’Espace.
 
Il fallait inventer des engins spatiaux, combinaisons, etc… du futur tout en étant tout à fait plausible et compréhensible pour les gens de l’époque (nous sommes en 1968). Il fallait que tout soit réaliste… Un sacré travail, croyez moi (rires…).
 
 
Qu’est-ce qui vous caractérise le plus ?
Je vis dans le futur…