(en cours de publication)
mercredi 21 octobre 2015
mardi 20 octobre 2015
Le Cube du Climat du CNES et de l'ESA sur les Champs-Elysées du 17 au 27 octobre 2015
Après le Dôme du Climat au Ministère de l'Ecologie et du Développement durable :
http://www.spacemen1969.blogspot.fr/2015/10/inauguration-et-presentation-du-dome-du.html
http://www.spacemen1969.blogspot.fr/2015/10/inauguration-et-presentation-du-dome-du.html
Depuis dimanche et jusqu'au 27 octobre prochain, face au Grand Palais, se trouve le Cube du Climat de l'ESA et du CNES.
Source : ESA et CNES
Crédit photos : Spacemen1969 / Space Quotes - Souvenirs d'espace
''Installé par l’ESA et le CNES, l’Agence spatiale française, le Cube du Climat a vocation de présenter la contribution essentielle du spatial et de ses applications à l’étude du changement climatique, et ce à la veille de la conférence sur les changements climatiques, la COP21, qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre.
Grâce à l’écran géant installé sur l’un de ses faces de 7 mètres de long, le Cube du Climat met l’accent sur le rôle vital joué par les satellites dans la compréhension du changement climatique, et sur la contribution essentielle du spatial à la recherche sur le climat et à la mitigation des risques associés au changement climatique.
Pendant que l’écran diffuse en boucle une série de films sur les thématiques de l’espace et du climat, les trois autres faces présentent un aperçu des missions spatiales européennes qui mesurent les « variables fondamentales du climat » ; 26 de ces 50 variables ne sont mesurables que depuis l’espace.
Le Cube montre également une image haute résolution de Paris et de ses environs, prise par le satellite Sentinelle-2A de l’ESA.''
Il y a également une réplique à l'échelle 1 de MicroCarb, qui sera lancé en 2020, afin de cartographier les sources et les puits de CO2 qui est le gaz principal de l'effet de serre - cela permettra aussi de vérifier si les engagements pris lors de cette COP21 seront tenus.
vendredi 2 octobre 2015
Inauguration et présentation du Dôme du Climat du CNES au Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie - 30 septembre 2015
Ce mercredi 30 septembre 2015, Jean-Yves Le Gall, président du CNES, a inauguré le Dôme du Climat du CNES qui est actuellement installé dans la Cour du Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie.
Cette inauguration a été faite en présence du Président de la République François Hollande, de Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, ainsi que du ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, et du nouveau Secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Jean-Yves Le Gall leur a présenté le Dôme du Climat en présence de personnalités du CNES ainsi que du climat - car nous l'oublions pas, la France est organisatrice de la COP21 en fin d'année (voir les articles déjà publiés à ce sujet depuis l'année dernière).
Les visiteurs du Salon du Bourget 2015 ont déjà pu visiter le Dôme du Climat qui présentait les missions du CNES et l'apport du spatial à l'étude du climat - sujet qui occupe le CNES depuis déjà de nombreuses années. Ce Dôme du Climat a été un vrai succès lors de ce Salon du Bourget, et Ségolène Royal avait beaucoup apprécié la visite qu'elle en avait faite en juin dernier, et elle a souhaiter que celui-ci soit encore visible par tous jusqu'à la fin de l'année, ce qui explique son installation dans la cour du Ministère, où tout le monde pourra s'y rendre.
(voir le site dédié au Salon du Bourget 2015 en cliquant sur ce lien en jaune).
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| (Jean-Yves Le Gall et le Dôme lors du Salon du Bourget 2015) |
Une présentation du futur satellite MicroCarb a été faite également - devant être lancé en 2020, MicroCarb a pour mission de cartographier les sources de gaz carbonique, qui est le principal gaz à effet de serre, permettant notamment de vérifier que les engagements des états pris lors de la COP21 seront tenus et de les y aider.
(Le Satellite MicroCarb et ses missions / cliquez sur le lien en jaune/ Crédit : CNES)
Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
Space Quotes - Souvenirs d'espace
CNES
Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie
jeudi 1 octobre 2015
Rencontre avec Chuck Yeager, premier homme à avoir franchi le Mur du Son
(en cours de publication)
Crédit : Collection Spacemen1969 / Stéphane Sebile
Space Quotes - Souvenirs d'espace
Interview réalisé en mars 2015
When have you decided to become pilot and why ?
Last year, it was the 70th anniversary of the D-Day in France ? Which memories have you of this event and about yours time in France (in 1944 and in Toul-Rosières Air Base) ?
Why did you choose to become test pilot ?
What were yours first feeling when you have broke the sound barrirer ?
What is your most incredible flight experience had you during your pilot career ?
What is the best airplane have you piloted and why / what is your favourite aircraft ?
You have piloted some X-Planes - what is your favourite and why ?
How did you feel when you made your 1st glide flight with X-1 and Lifting Body ?
What is your best memory about your test pilot career ?
Crédit : Collection Spacemen1969 / Stéphane Sebile
Space Quotes - Souvenirs d'espace
jeudi 27 août 2015
Interview d'Armelle Hubault - ROSETTA Operations Engineer
Armelle Hubault
fait partie de l’équipe de contrôle de la mission Rosetta / Philae au centre de
contrôle de l’ESA à l'ESOC à Darmstadt (Allemagne).
Elle a accepté gentiment de répondre à nos questions sur son travail et sur la mission. Ainsi que du projet Space Girls Space Women avec lequel elle s’est engagée.
Elle a accepté gentiment de répondre à nos questions sur son travail et sur la mission. Ainsi que du projet Space Girls Space Women avec lequel elle s’est engagée.
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| (Armelle Hubault, au centre, lors de l'inauguration de l'expo Space Girls Space Women) |
Il y a un an
exactement était décidé le site d’atterrissage de Philae sur la comète
Churyumov-Gerasimenko.
Retrouvez les
articles et les interviews consacrés à cette mission (cliquez sur les liens en jaune) :
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| (Armelle Hubault - tout à droite - lors de l'inauguration de l'expo Space Girls Space Women) |
Rencontre avec Armelle
Hubault
de l’équipe de contrôle de la mission Rosetta / Philae
Quel a
été votre parcours scolaire, universitaire, d’ingénieure et pourquoi avoir
choisi le domaine du spatial ?
J’ai toujours été
passionnée par l’astronomie et le spatial. Je lisais des magazines
d’astronomie, j’adorais la science-fiction… Je me souviens de la première
« Nuit des Étoiles » en Août 1991, ça a été un tournant pour moi.
C’est là que j’ai su que je voulais travailler avec les étoiles.
Pendant mes années
au collège et au lycée, il a été difficile de poursuivre ce but car personne ne
pouvait me dire quelles études suivre. C’était avant Internet et l’information
n’était aussi facile d’accès que maintenant ! Mais j’ai persisté dans une orientation
scientifique et technique, car c’était ce qui m’intéressait.
Après un bac
Scientifique j’ai passé mon diplôme d’ingénieur en Génie des Systèmes
Industriels à L’EIGSI-La Rochelle. J’ai choisi cette école car elle proposait
une formation en 5 ans, directement après le Bac. C’était important pour moi
car je ne souhaitais pas entrer en Classe Prépa, cela ne me correspondait pas.
Le côté pratique et progressif du cursus EIGSI me semblait plus adapté à ma
personnalité.
En 4ème
année , j’ai choisi de passer quelques mois en Allemagne en profitant du
programme européen ERASMUS car il me semblait indispensable d’avoir une
expérience à l’étranger. Quand j’ai appris que L’ESA, et plus particulièrement
l’ESOC était justement situé à Darmstadt où je faisais mon échange, j’ai
profité de l’occasion pour faire une demande de stage en vue de mon projet de
fin d’étude.
A la fin de mon
stage, j’ai pu rejoindre Rosetta en tant que YGT (Young Graduate Trainee) puis
consultante.
Par une voie
détournée, je suis finalement revenue à mon projet original. La boucle est
bouclée.
Quel
est votre rôle au sein de la mission ? Pourquoi avoir accepté ce poste et pas
un autre ? Qu’est-ce qui vous plaisait dans cette fonction ?
Je suis Spacecraft
Operations Engineer (ingénieur en opérations spatiales). En d’autres mots
pilote de sonde spatiale. Mon rôle consiste à surveiller Rosetta au jour le
jour et à réagir en cas de problème. En parallèle nous intégrons les commandes
des instruments scientifiques, de la navigation de vol et de gestion des
contacts avec les stations-sol afin de vérifier qu’elles sont valides et
n’interfèrent pas entre-elles, avant de les envoyer à Rosetta.
Ce qui me plait
dans ce poste, c’est le contact direct avec la sonde, la dimension
« système » ainsi que l’environnement de travail international.
Comment
arrive-t-on à se motiver, à continuer de s’impliquer pour des programmes
spatiaux aussi long ? Certains de vos collègues travaillent sur Rosetta depuis
25 ans ou presque ? Entre le décollage de Rosetta et l’atterrissage de Philae,
il vous a fallu attendre 10 ans.
L’une des
particularités de Rosetta, c’est qu’il y a toujours quelque chose de nouveau à
préparer. Chaque assistance gravitationnelle - que ce soit avec la Terre ou
avec Mars, chaque survol des deux astéroïdes Stein et Lutetia, l’hibernation
puis le réveil, l’approche de la comète, la caractérisation qui devait être
effectuée en un temps record, l’atterrissage de Philae puis la phase
d’observation avec les difficultés que nous rencontrons actuellement à rester à
proximité de la comète… chaque phase était unique.
Maintenant nous
préparons aussi la fin de mission, c’est-à-dire la descente de Rosetta à la
surface de CG.
C’est vrai que la
mission est très longue. Mais à peine une phase critique est-elle passée que la
suivante nous attend déjà, avec des délais plus ou moins long. Le rythme est
resté soutenu en 10 ans, il y avait toujours tant à faire et à apprendre !
Ce n’est pas très difficile de rester motivé dans ces conditions.
Quelles
ont été vos premières pensées, vos premières émotions, à trois moments clés de
la mission Rosetta / Philae : le réveil en janvier 2014, la mise en orbite en
août et surtout l’atterrissage de Philae ?
Au réveil j’ai
ressenti un immense soulagement. Après tous ces mois de silence, nous ne
savions même pas si Rosetta serait au rendez-vous ! Les dernières minutes
d’attente ont été un calvaire. Pour nous, il n’y a rien de pire que le silence.
Tant qu’on a un signal, un contact, on peut agir.
La mise en orbite a
été relativement impassible, dans le sens où cette manœuvre était très peu
critique par rapport à celles exécutées les mois suivants. Un peu comme un
amarrage à quai en douceur après une entrée au port à travers un chenal hérissé
de récifs.
L’atterrissage évidement,
pour moi ça a été le moment le plus fort de la mission. Je suis le Lander
quasiment depuis mon arrivée sur Rosetta, et chaque phase de la manœuvre était
une épreuve en soi. Le réveil de Philae et sa préparation pour la séparation ne
se sont pas bien passés, et au moment où je rentrais chez moi après mon premier
shift, la situation était telle que nous étions NOGO. Pendant la nuit, l’autre
équipe a réussi à changer la donne et à mon retour nous étions certes dans une
situation incertaine vis-à-vis de Philae, mais GO pour la manœuvre. Ensuite
tout est allé très vite. Joie au moment de la séparation et de l’acquisition du
signal, plaisir de voir Rosetta se comporter aussi bien, exultation lors du
contact avec la comète, angoisse quand le signal est devenu instable et que
nous avons compris que Philae bougeait, et enfin soulagement et allégresse
quand il s’est définitivement posé. Additionné à tout cela, beaucoup de fierté
de travailler avec des collègues extraordinaires qui rendent ce genre de
mission possible.
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| (Vue de Philae par Rosetta juste après son largage / CIVA-ESA) |
(Vidéo avec séquence de 7 images depuis la caméra Rolis de Philae entre 67 et 9 mètres)
Vous
nous avez dit lors de votre présentation être très attachée à Rosetta – vous
portez un joli pendentif Rosetta d’ailleurs (que ma fille aimerait beaucoup
avoir ;-) ) – Quelle a été votre réaction lors du réveil de Philae après plus
de 6 mois d’hibernation ? et quel est la suite maintenant que la mission a été
prolongée jusqu’en septembre 2016 ?
Beaucoup de joie et
un peu d’incrédulité. Après plusieurs séquences de recherches infructueuses, le
doute commençait à s’installer. Nous avons passé une bonne partie de la nuit à
analyser les données, l’atmosphère ressemblait à ce que nos avions vécu en
Novembre.
Rosetta écoute
Philae en continu. Dès qu’elle est positionnée de telle manière qu’un contact
serait possible, nous essayons de le réveiller. Mais jusqu’à présent, les
communications n’ont pas été satisfaisantes car hachées et irrégulières. Sans
régularité ni prévision dans la durée et l’heure des contacts, il est
impossible de construire un plan d’observation. Nous continuons donc d’essayer de
trouver Philae. Même si à présent l’activité de la comète nous force à rester
très loin du noyau (environ 300 km).
Je
suppose que vous aimeriez vous aussi aller dans l’espace – pourquoi ? Et vers
quelle destination aimeriez-vous vous envoler ?
En fait pas
vraiment… je me trouve bien sur Terre et je suis contente d’y rester. Si
l’exploration humaine a des bénéfices uniques, nous sommes encore très limités
dans ce que nous pouvons réaliser sans prendre de risque inacceptable pour
l’équipage.
Ce que je voudrais
explorer à présent, ce sont nos deux géantes bleues : Uranus et Neptune.
La
place des femmes n’est pas encore assez importante dans le milieu de
l’ingénierie spatiale (et dans d’autres domaines aussi). Je sais que vous vous
impliquez justement pour ‘’améliorer’’ cela et pousser plus de jeunes
étudiantes dans les métiers scientifiques. Qu’est ce qu’il faudrait faire pour
vraiment pousser les jeunes vers ces métiers et leur donner envie de faire des
études ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer au projet Space Girls Space Women ?
Je crois que l’une
des choses les plus importantes à faire, c’est de donner à ces jeunes filles
des exemples de ce qu’elles peuvent faire. Il faut créer des rêves, et prouver
qu’ils sont réalisables. C’est justement ce que fait « Space Girls Space Women ».
Lors de
l’inauguration de l’exposition à Paris, une jeune femme est venue me voir. Ce
qu’elle m’a dit m’a démontré à quel point il était important d’agir. Elle
exerce aujourd’hui son métier d’écrivain avec talent, mais étant petite fille,
ce qu’elle voulait faire c’était travailler dans le spatial. Simplement les
gens autour d’elle lui ont dit d’oublier ce projet, car étant une fille elle
n’avait aucune chance d’y arriver. Elle les a crus et aujourd’hui elle le
regrette.
Grace à cette jeune
femme j’ai réalisé ma chance d’avoir été entourée d’une famille qui n’a jamais
fait de différence entre moi et mes frères. Qui nous a poussé à faire ce que
nous aimions, et qui nous a laissé tenter les projets qui nous attiraient.
L’idée que je ne puisse pas faire quelque chose parce que j’étais une fille ne
m’a jamais effleurée !
C’est ça qu’il faut
obtenir. Il faut que chaque petite fille et chaque petit garçon choisisse sa
carrière en fonction de ce qu’il souhaite devenir. Il faut que quand il ou elle
entend quelqu’un lui dire que certaines professions sont réservées aux hommes
où aux femmes, sa réaction soit aussi incrédule que si on lui disait que
certaines professions sont réservées aux gauchers, à ceux qui aiment les
épinards, qui dorment avec les bras au-dessus de la couette ou qui préfèrent le
jazz à la country…
Nous devons, en
tant qu’adultes et parents, prendre conscience du fait que chacun a le droit
d’avoir son rêve, sa chance, et que ce n’est pas à nous de décider ce que nos
enfants pourront ou ne pourront pas faire. Notre rôle, c’est de nourrir leurs
rêves et de leur montrer que tout est possible et qu’il faut tenter sa chance.
La pire chose que l’on puisse faire c’est de leur interdire d’essayer.
Crédit Photos : Stéphane Sebile / Spacemen1969ESA
mercredi 15 juillet 2015
40ème anniversaire de la mission Apollo - Soyouz
Naissance du programme Apollo-Soyouz (cliquez sur ce lien en jaune)
Ce 15 juillet 1975, deux vaisseaux spatiaux décollent à quelques heures d'intervalle -
Le premier est soviétique et s'envole de Baïkonour avec deux cosmonautes, c'est Soyouz 19 (appelé aussi Soyouz 19 EPAS), le second part de Cape Canaveral avec trois astronautes à bord, c'est Apollo ASTP.
Cinq hommes s'envolent pour réaliser une des plus importantes et des plus symboliques missions depuis le début de l'exploration spatiale par l'homme : c'est la mission APOLLO-SOYOUZ
Equipage Soyouz :
- Alexeï Leonov (2ème vol / Commandant)
- Valery Koubassov (2ème vol / Ingénieur de vol)
Equipage Apollo :
- Thomas Stafford (4ème vol / Commandant)
- Vance Brand (1er vol / Pilote du module de commande)
- Deke Slayton (1er vol / titre symbolique de pilote du module d'arrimage)
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| (Oeuvre de l'artiste américain Robert T. McCall) |
Cette mission Apollo est aussi très symbolique du côté des américains pour d'autres raisons.
Tout d'abord, c'est la dernière mission du programme Apollo, le dernier vol d'une capsule de ce type. Les américains devront attendre près de 6 ans avant de revenir dans l'espace - ce sera avec le programme Navette Spatiale (premier vol le 12 avril 1981).
Ensuite, l'astronaute Deke Slayton effectue son premier et unique vol. Il est le dernier astronaute du programme Mercury à voler - il avait été cloué au sol pour des raisons de santé et il aura attendu 16 ans avant de voler.
Toujours du côté des américains, il y a un équipage doublure composé d'Alan Bean, Ron Evans et Jack Lousma, ainsi qu'une équipe de support au sol avec Karol Bobko, Bob Crippen, Bob Overmyer et Dick Truly.
Les russes aussi ont un équipage doublure qui est composé d'Anatoli Filipchenko et de Nikolaï Roukhavichnikov.
Il existe plusieurs types de logos/patch pour cette mission.
Il y a d'abord un logo ''générique'' du programme Apollo-Soyouz. Il a été créé par un artiste russe. Il peut se lire aussi bien à l'endroit qu'à l'envers. C'est celui que l'on voit partout - notamment sur la photo officielle des équipages (voir plus haut).
Concernant le patch proprement dit, il s'agit de l'oeuvre de l'artiste Jean Pinataro, qui travaillait chez North American Rockwell, le constructeur de la capsule Apollo. Elle avait d'abord soumis un premier projet à Chris Kraft qui a été refusé par l'administration de la NASA au motif qu'il ne représentait pas assez le caractère international de la mission. On peut voir l'influence de Robert T. McCall sur ce design (voir le dessin au-dessus) mais encore plus sur la deuxième proposition, où les drapeaux jugés ''trop nationaux'' ont été enlevés. C'est ce deuxième design qui est approuvé et proposé aux deux équipages.
Les russes auront un patch personnel, qui sera très ''national'' car il comporte les drapeaux des USA et de l'URSS.
Le Logo / Les Patchs
Il existe plusieurs types de logos/patch pour cette mission.
Il y a d'abord un logo ''générique'' du programme Apollo-Soyouz. Il a été créé par un artiste russe. Il peut se lire aussi bien à l'endroit qu'à l'envers. C'est celui que l'on voit partout - notamment sur la photo officielle des équipages (voir plus haut).
Concernant le patch proprement dit, il s'agit de l'oeuvre de l'artiste Jean Pinataro, qui travaillait chez North American Rockwell, le constructeur de la capsule Apollo. Elle avait d'abord soumis un premier projet à Chris Kraft qui a été refusé par l'administration de la NASA au motif qu'il ne représentait pas assez le caractère international de la mission. On peut voir l'influence de Robert T. McCall sur ce design (voir le dessin au-dessus) mais encore plus sur la deuxième proposition, où les drapeaux jugés ''trop nationaux'' ont été enlevés. C'est ce deuxième design qui est approuvé et proposé aux deux équipages.
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| (Le logo original refusé / Patch réplique) |
Les russes auront un patch personnel, qui sera très ''national'' car il comporte les drapeaux des USA et de l'URSS.
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| (On voit ce patch sur l'épaule droite de Valery Koubassov en vol) |
La Mission
Né le 24 mai 1972 (voir le lien en haut de l'article), le programme Apollo-Soyouz ne s'est pas fait sans difficulté. La principale était technique, à savoir, l'arrimage.
Il a fallu concevoir un système compatible entre les deux vaisseaux et avec un sas de pressurisation, car les deux vaisseaux n'avaient pas la même pression ni même la même air respirable (oxygène pur à 5 psi pour les américains et mélange oxygène-azote en pression niveau de la mer pour les russes) et aussi que le système d'arrimage soit actif et passif pour les deux vaisseaux en cas de problème.
On a appelé ce système APAS-75 (Androgynous Peripheral Attach/Assembly System et pour 1975) et il a été inventé et développé par un russe, Vladimir Syromyatnikov, travaillant chez RKK Energia.
L'APAS consistait en un collier d'amarrage placé aux extrémités du module d'amarrage avec des ''pétales'' qui assurait la jonction.
Les deux commandants des vaisseaux sont des ''légendes'' parmi les astronautes et cosmonautes.
Tom Stafford effectue là son quatrième vol. Il a volé deux fois sur Gemini et a commandé la mythique mission Apollo 10, répétition générale avant l'arrivée de l'homme sur la Lune. Alexeï Leonov n'effectue peut-être que son deuxième vol, mais c'est un véritable héros dans son pays - il est le premier homme à avoir marché dans l'espace, c'était 10 ans auparavant en 1965, lors de la mission Voskhod 2 (cliquez sur ces liens en jaune pour lire l'Article sur les 50 ans de Voskhod 2 et Voskhod 2 racontée par Belaïev et Leonov).
Lancés le même jour à un peu plus de sept heures d'intervalles, les deux vaisseaux effectuent leur jonction historique le 17 juillet, et à peine trois heures après cet amarrage, Stafford et Leonov échangent leur fameuse poignée de main dans l'espace - l'Histoire, et pas que spatiale, vient de s'écrire dans l'espace (pour la petite histoire, la poignée de main s'est faite au-dessus de la ville de Metz, en France).
Un premier échange d'équipage a lieu avec un premier échange de cadeaux. Les russes liront une déclaration de Leonid Brejnev tandis que le Président américain Gerald Ford téléphonera en direct et lors de ce coup de téléphone spatial, il parlera aux deux équipages.
Pendant les 44 heures que dura l'arrimage, les deux équipages procédèrent ensembles à quelques expériences scientifiques, échangent de cadeaux, repas ensembles (et boire aussi ensembles). Parmi les cadeaux échangés, des médailles, des dessins (effectués par Leonov en vol), des graines d'arbres qui ont été plantés dans chacun des pays, etc... Chaque équipage s'efforçant de parler dans la langue de l'autre.
Il y eu aussi plusieurs manoeuvres d'arrimage et de désarrimage, afin d'éprouver la fiabilité de ce système APAS.
La mission a été un grand succès, tant technique, humain que médiatique.
Les russes retournèrent sur Terre le 21 juillet tandis qu'Apollo restèrent trois jours de plus en orbite et l'équipage amerrit le 24 juillet dans le Pacifique, non sans avoir failli d'un accident qui aurait pu être dramatique.
A cause du bruit dans la capsule, le pilote du module de commande Vance Brand n'a pas entendu Stafford lui demander de couper la ventilation des RCS lors de la check-list, et des fumées toxiques de Peroxyde d'Azote, dégagées par ces mêmes RCS, sont entrées dans la capsule et que l'équipage a inhaler. Cela a causé une brève perte de conscience de Brand, et un amerrissage sous masque à oxygène pour l'équipage qui a été sévèrement indisposé, occasionnant deux semaines d'hospitalisation à Honolulu.
Les capsules sont exposées au California Space Center pour Apollo et au Musée de RKK Energia à Korolev pour Soyouz.
Il existe une réplique grandeur nature des deux vaisseaux et de leur module d'arrimage au NASM de Washington ainsi qu'au Cosmosphère dans le Kansas.
Une émission philatélique conjointe entre les USA et l'URSS a été émise le jour du lancement de la mission. Il s'agit d'une paire de timbres se tenant quasiment identiques dans les deux pays. Ils représentent une vue avant l'arrimage et une vue des deux vaisseaux arrimés.
C'est l'artiste russe Anatoli Aksamit qui réalise le premier timbre (celui de gauche) et le célèbre artiste américain Robert T. McCall qui réalise le second (celui de droite - il est aussi l'auteur du patch de la mission). Les russes émettront également un bloc.
Pour les Etats-Unis, le tirage de ces timbres est de 161 millions présentés en feuilles de 24 exemplaires soit douze paires).
Je ferai un article spécial Apollo-Soyouz en astrophilatélie sous peu.
Thomas Stafford a écrit un livre sur cette mission ''We have capture''. Même si Leonov n'a pas écrit spécifiquement un livre sur cette mission, il a participé à plusieurs ouvrages en écrivant notamment les préfaces.
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| (Apollo vue depuis Soyouz et vice-versa, on peut voir le module d'amarrage et le système APAS) |
Un premier échange d'équipage a lieu avec un premier échange de cadeaux. Les russes liront une déclaration de Leonid Brejnev tandis que le Président américain Gerald Ford téléphonera en direct et lors de ce coup de téléphone spatial, il parlera aux deux équipages.
Pendant les 44 heures que dura l'arrimage, les deux équipages procédèrent ensembles à quelques expériences scientifiques, échangent de cadeaux, repas ensembles (et boire aussi ensembles). Parmi les cadeaux échangés, des médailles, des dessins (effectués par Leonov en vol), des graines d'arbres qui ont été plantés dans chacun des pays, etc... Chaque équipage s'efforçant de parler dans la langue de l'autre.
Il y eu aussi plusieurs manoeuvres d'arrimage et de désarrimage, afin d'éprouver la fiabilité de ce système APAS.
La mission a été un grand succès, tant technique, humain que médiatique.
Les russes retournèrent sur Terre le 21 juillet tandis qu'Apollo restèrent trois jours de plus en orbite et l'équipage amerrit le 24 juillet dans le Pacifique, non sans avoir failli d'un accident qui aurait pu être dramatique.
A cause du bruit dans la capsule, le pilote du module de commande Vance Brand n'a pas entendu Stafford lui demander de couper la ventilation des RCS lors de la check-list, et des fumées toxiques de Peroxyde d'Azote, dégagées par ces mêmes RCS, sont entrées dans la capsule et que l'équipage a inhaler. Cela a causé une brève perte de conscience de Brand, et un amerrissage sous masque à oxygène pour l'équipage qui a été sévèrement indisposé, occasionnant deux semaines d'hospitalisation à Honolulu.
| (Retour sur Terre de Soyouz 19 / Cachet de la Cité des Etoiles et signé par Alexeï Leonov) |
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| (Retour sur Terre d'Apollo / cachet de San Francisco - Flotte Pacifique) |
Il existe une réplique grandeur nature des deux vaisseaux et de leur module d'arrimage au NASM de Washington ainsi qu'au Cosmosphère dans le Kansas.
Une émission philatélique conjointe entre les USA et l'URSS a été émise le jour du lancement de la mission. Il s'agit d'une paire de timbres se tenant quasiment identiques dans les deux pays. Ils représentent une vue avant l'arrimage et une vue des deux vaisseaux arrimés.
C'est l'artiste russe Anatoli Aksamit qui réalise le premier timbre (celui de gauche) et le célèbre artiste américain Robert T. McCall qui réalise le second (celui de droite - il est aussi l'auteur du patch de la mission). Les russes émettront également un bloc.
Pour les Etats-Unis, le tirage de ces timbres est de 161 millions présentés en feuilles de 24 exemplaires soit douze paires).
Je ferai un article spécial Apollo-Soyouz en astrophilatélie sous peu.
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| (Paire américaine) |
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| (Paire russe) |
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| (Le bloc russe) |
Thomas Stafford a écrit un livre sur cette mission ''We have capture''. Même si Leonov n'a pas écrit spécifiquement un livre sur cette mission, il a participé à plusieurs ouvrages en écrivant notamment les préfaces.
Quelques documents et souvenirs de la mission Apollo-Soyouz
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| (Patch commémoratif non officiel d'origine russe) |
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| (Litho de la NASA signée par Vance Brand) |
| (Médaille fabriquée avec du métal des capsules Apollo et Soyouz de cette mission) |
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| (Morceau de Kapton Foil de la capsule Apollo / Présentation Spaceflori) |
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| (Série spéciale de médailles) |
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| (Paquet de cigarettes commémoratives Apollo-Soyouz) |
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| (Pièce de 50 Tenge de 2009 du Kazakhstan) |
| (Médaille commémorative en argent) |
Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
Space Quotes - Souvenirs d'espace
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| (L'auteur avec les deux commandants de la mission Apollo-Soyouz) |
| (L'auteur avec Vance Brand) |
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