Nous apprenons le décès du cosmonaute Georgi Grechko à l'âge de 85 ans aujourd'hui dans un hôpital de Moscou après un accident cardiaque.
Né le 25 mai 1931 à Leningrad (Saint Petersbourg), Georgi Grechko est docteur en physique et mathématiques et il est sélectionné en mai 1968 comme cosmonaute.
Georgi Grechko avait effectué 3 vols spatiaux et passé 134 jours 20 heures et 32 minutes dans l'espace :
- Soyouz 17 du 10 janvier au 9 février 1975
- Soyouz 26 du 10 décembre 1977 au 16 mars 1978
- Soyouz T-14 du 17 au 26 septembre 1985
Il a été doublure équipage sur 5 vols (Soyouz 6, 7, 9, 12 et T-11)
SOYOUZ 17
(Georgi Grechko et Alexeï Goubarev)
(Enveloppe 1er jour timbre Soyouz 17 signée par Alexeï Goubarev et Georgi Grechko)
SOYOUZ 26
(Youri Romanenko et Georgi Grechko)
(Enveloppe ayant voyagé dans Saliout 6 et signée par les équipages Soyouz 26, 27 et 28)
SOYOUZ T-14
(Alexandre Volkov, Vladimir Vassioutine et Georgi Grechko)
(Enveloppe signée par l'équipage de Soyouz T-14)
Il avait été à l'origine sélectionné pour le programme lunaire soviétique qui n'a pas eu lieu.
Le 20 décembre 1977, Georgi Grechko est le premier à utiliser la combinaison Orlan pour une sortie extra-véhiculaire.
(Georgi Grechko en Orlan lors de Soyouz 26 / Ici la SEVA du 19 décembre)
Ce jeudi après-midi, l'Institut Français d'Histoire de l'Espace (IFHE), présidé par le journaliste Christian Lardier, organisait une conférence spéciale autour du Programme Hermes. Celle-ci s'est déroulée au siège du CNES à Paris.
Il faut dire, qu'il y a 40 ans, qu'a débuté ce programme d'un avion spatial européen lorsque le CNES en 1977 a commencé les études de faisabilité d'un avion spatial.
L'occasion pour l'IFHE de réunir d'anciens responsables et ingénieurs du programme et aussi d'inviter le néerlandais Luc van den Abeelen, auteur d'une très complète monographie sur l'avion spatial européen ''Spaceplane HERMES'' édité chez Springer et Praxis et sorti fin 2016.
Les conférenciers ont été les suivants (dans l'ordre) :
- Luc van den Abeelen, auteur du livre Spaceplane HERMES
- Jean-Jacques Dordain, ancien directeur de l'ESA et qui a signé la préface
- Frédéric d'Allest,
- Philippe Couillard,
- Jean-Gérard Roussel,
- Michel Courtois,
- Patrice Brudieu,
- Jacques Simon,
Aujourd'hui s'est déroulé la 8ème édition du Congrès scientifique des enfants créé par la Cité de l'Espace à Toulouse. Le thème de cette année était ''vivre dans l'espace''.
Cette manifestation reprend tous les ''codes'' d'un véritable congrès avec badge, présentation de travaux, conférences, et ainsi les élèves de CM1 et CM2 et aussi quelques classes de collèges et même lycées, ont pu l'espace d'une journée se sentir de véritables congressistes. Dans la matinée, divers ateliers autour de l'espace ainsi qu'une séance de planétarium ont aussi été proposés.
Cette année, il y avait quatre lieux différents, et chacun des sites avait un astronaute comme invité :
- Cité de l'Espace à Toulouse avec Philippe Perrin (STS-111)
- Cité des Sciences à Paris avec Claudie Haigneré (Soyouz TM-24 et TM-33)
- Planétarium de Vaulx-en-Velin avec Michel Tognini qui en est le parrain (Soyouz TM-15 et STS-93)
- Université de Strasbourg avec Jean-Jacques Favier (STS-78)
Il était prévu initialement un contact radio avec Thomas Pesquet à bord de l'ISS mais à cause d'un emploi du temps qui évolue au fil des jours, celui-ci n'a pu se faire car il y avait une sortie extra-véhiculaire et Thomas s'occupait de ses deux collègues qui l'effectuait.
Mais, bon, une fois la déception passée, les élèves ont pu discuter et questionner les astronautes présents autour d'une liaison directe ''multiplex'' où l'élève de Toulouse pouvait aussi bien interroger l'astronaute présent que l'astronaute d'un autre site.
Cet événement pouvait également être suivi en direct depuis le site internet de la Cité de l'Espace.
Ce sont donc plusieurs centaines d'enfants de la France entière qui ont vécu une belle journée.
Pour avoir été présent à Paris, j'ai vu des collégiens qui s'étaient donnés à fond dans les expériences se rapportant à l'espace, et leur investissement à ce sujet faisait plaisir à voir, surtout à leurs professeurs qui les ont accompagnés pour les réaliser.
Le 18 février 2017, Thomas Pesquet a réalisé une performance artistique spatiale à bord de la Station Spatiale Internationale à l'initiative de l'Observatoire de l'Espace du CNES. Il a mis en oeuvre Télescope intérieur, expérience artistique imaginée par l'artiste contemporain américano-brésilien Eduardo Kac.
La Poésie Spatiale d'Eduardo Kac
Télescope intérieur est une poésie spatiale, une oeuvre que l'artiste a imaginée. C'est une oeuvre de papier où le langage libéré des contraintes de la pesanteur est vecteur d'une expérience inédite.
<< La Poésie Spatiale est une poésie performative, puisque le corps du lecteur, alors en apesanteur, est engagé dans une expérience de lecture kinesthésique. Les poèmes spatiaux sont semblables aux oeuvres d'arts visuels dans la mesure où ils ne sont pas destinés à être imprimés dans un recueil mais à flotter en apesanteur. Ils contiennent peu de mots (leur charge sémantique est décuplée par l'exploration des réactions de la matière en apesanteur) mais engagent la participation directe du lecteur. >> Eduardo Kac
Eduardo Kac a fait paraître en 2007 un manifeste intitulé ''Space Poetry'', et depuis il développe ses recherches autour de la notion de poésie spatiale où des comportements matériels réalisables uniquement en apesanteur était la condition. Télescope intérieur est un des fruits de ses recherches. Télescope intérieur questionne la place de l'homme et de son langage dans l'Espace.
Télescope intérieur
Télescope intérieur consiste en deux formes découpées dans du papier, qui une fois assemblées et lancées en apesanteur, car seule l'absence de la gravité le permet, composent les trois lettres du mot MOI. Ce mot peut paraître court, mais le mouvement qu'il aura en apesanteur, pourra prendre d'autre(s) signification(s) en fonction de l'angle, du mouvement. Chaque personne pourra y voir une sculpture mobile, une lettre, deux lettres, un instrument d'observation, un satellite, une figure humaine, un volume abstrait, etc...
C'est Thomas Pesquet qui a réalisé cette oeuvre de Poésie Spatiale. Il est à la fois individu représentant une parcelle d'humanité exportée dans l'espace, et aussi il est expérimenteur. Ce Télescope intérieur devient gâce à Thomas Pesquet un instrument d'observation et de réflexion poétique pour réinventer notre rapport au monde.
(Modèle présenté lors du festival Sidération et signé par Thomas Pesquet et Eduardo Kac)
Pourquoi ?
La vie des astronautes dans l'espace n'est pas que sciences et techniques, n'est pas qu'exploration et expérimentation - c'est aussi, car c'est une composante majeure de la vie humaine, la culture et la création artistique (et avec la mission de Thomas, ces deux composantes ont une place importante, comme avec le concours d'écriture spatiale et ce Télescope intérieur).
Thomas Pesquet se sont rencontrés à plusieurs reprises avec notamment ''un entrainement'' pour Thomas afin de réaliser l'oeuvre à bord de la Station Spatiale Internationale.
Durant le festival Sidération organisé par l'Obervatoire de l'Espace et qui se tient au siège du CNES à Paris ce week-end (voir ICI en cliquant), une copie de l'oeuvre d'Eduardo Kac ainsi qu'un documentaire sur cette oeuvre, sa réalisation (de Virgile Novarina) sont présentés en avant-première.
Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
Space Quotes - Souvenirs d'espace
ESA / CNES / Observatoire de l'Espace
Remerciements : Eduardo Kac
Le Train du Climat (Les Messagers du Climat) avait fait son apparition pour la première fois peu avant la COP21 à Paris en novembre-décembre 2015. Il avait fait un tour de France avec 19 villes visitées.
En octobre dernier, le Train du Climat, entièrement relooké, a fait une nouvelle apparition à Marrakech pour la COP22.
Pour 2017, le Train du Climat nous revient sous une ''nouvelle version'' afin de porter la parole des scientifiques sur le changement climatique. La première étape, en fait plus exactement une présentation en avant-première, a lieu actuellement à Paris, à la Gare d'Austerlitz de ce mardi 21 à jeudi 23 mars.
Venez donc très nombreuses et nombreux - le train ferme à 19h30.
Quelques photos pour vous présenter ce train qui va parcourir la France en 2018.